Non pas que ma route soit trop caillouteuse ou trop lisse par endroits.
Je n'arrive pas au bout des choses. Peut importe ce que je fais, ce n'est jamais assez bien.
Des cris me hantent depuis si longtemps, l'hypocrisie qui entoure ma vie commence peu à peu à m'étouffer. Mais la solitude m'embaume. Je ne l'ai jamais autant savourée. Maintenant, lorsque je rentre chez moi après ma journée, je la déguste. Elle est aimable, ne m'ennuie pas. Elle ne me bassine pas avec des choses futiles, elle ne m'obsède pas, elle m'appaise.
Je repense à Jill, parfois. Comme j'aimerais le revoir... Une dernière fois. Déjà plus d'un an qu'il a emporté ce bout de mélancolie avec lui pour ne plus jamais revenir. S'est-il retourné? Je ne le sais, je ne crois pas. A-t-il eu du mal à s'en aller de cette vie? Je l'imagine.
Il doit bien s'marrer, oui beaucoup.
On est jeudi, il pleut et je suis là... Je reste chez moi. Or on m'a appelée pour sortir. Jeudi = sortie, mais pas aujourd'hui. De toute façon cela ne m'enmène nulle part, dans aucune rencontre agréable, ni constructive. alors à quoi bon? J'ai rayé F. et tous les autres avec qui je passais des semi-nuits, pour oublier ma solitude.
Pas que je n'ai pas d'amis, de connaissances, d'ombres. J'ai tout cela mais tout ne me rempli plus. Je me rend compte du vide qui est là, à l'intérieur. Est-ce que je souffre? Peut-être encore un peu trop. Mais je ne saigne plus qu'à l'intérieur.
Ce n'est jamais assez, ce n'est jamais bon. Pourtant je jure de donner tout. TOUT. Je n'ai jamais eu peur du mot, je n'ai jamais craind être entière. Aurais-je du m'abstenir?
Non, tout fut tellement beau. Tout l'est encore, heureusement.
Il y a ces gens qui me sauvent, ces gens qui me manquent, ces gens qui me font...
Ces gens qui m'appellent, qui m'invitent, qui me font rire.
J'aime raconter des histoires, j'aime la vie qui coule hors de moi lorsque je le fais. J'aime écrire.
J'ai lu un livre aujourd'hui : "L'agenda", c'est un livre de jeunesse. J'y ai lu une phrase, qui me reste là : j'ai rêvé que la mer brûlait.
Il fait froid pour l'instant, il fait froid. Il manque quelque chose à ma vie. Mais je me dis de plus en plus qu'il y manquera toujours quelque chose. Et que le mieux est de s'y faire.
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1 commentaire:
Bonjour K , et merci pour avoir laissé un indice de ton passage sur Songitude. Il est rassurant de voir qu'une femme d'esprit peut être aussi une femme de goûts...
Jaime les gens qui petillent même sur un fond de nostalgie.
Je ne suis pas un fan de poésie, mais j'ai bien aimé tes mots pour leur rhytme et leur son.
J'èpère à bientôt ?
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