dimanche 30 septembre 2007

salud'

ca s'évapore dans mon ventre.

samedi 29 septembre 2007

Interlude 1.

J’ai vu des murs briser des verres et des vers ramper, vers une verte pomme.
J’ai eu peur de la douleur et de la faim. Même si demain, beaucoup plus de mains étreindront la mer.

vendredi 28 septembre 2007

VEDJETABEL MANIA


Spéciale Kassdédi pour toi ici.


Selvie, on est toujours un peu retenues toi et moi quand i faut s'expanser amicalement.

Néanmois,
je voulais te dire ici et par écrit (aaah ces mots qui nous font...) c'est plus facile,


Que tu es ma rencontre de coeur véritable.
Chaque jour que je passe avec toi dans cette adversité qui nous unit est savouré délicieusement.
Même si je ne te le dis pas, même si je ne te le montre pas toujours,
je t'aime.
Tu fais partie de ces personne qui me font aimer la vie, qui me font croire que je vaux plus que ce que je m'offre, tu fais partie de ces gens qui dès leur apparition on tout changer.
Plus que jamais aujourd'hui je te sens près de moi et je voulais aussi te remercier pour ça.
J'aime aller à Buls pour toi, j'aime te voir et te parler.
On doit sans doute avoir les mêmes blessures, on doit surement être liées par quelque chose de beaucoup plus intense.
C'est un plaisir de vivre une vie à côté de la tienne, en les mellant de temps en temps.
Cette année ne va pas être facile, mais elle me parrait moins dure puisqu'on est à deux.
Tu es une partie de ma vie, une très jolie partie.
Je n'écris pas souvent pour toi, mais aujourd'hui j'avais envie que tu saches,
que tu me sauves la vie. Tous les jours un petit peu plus.
Que tu comptes pour moi, que tu rentres dans les dix doigts de la main, dans le cercle de ceux qui me rendent heureuse de vivre.
Que je serais toujours là pour toi. Chaque fois que tu en auras besoin.
Et que je te promets de rester longtemps dans ta vie, si tu me permets.
Je t'aime, selvie.
POUR PLUS D'UNE VIE.

Et merci...

Je tourne en rond.

Il est étrange de voir que le mot "tristesse" doit être tatoué dans mon dos et pourtant je le fais pas exprès (j'vous assure).
Fatiguée, nonchalante, triste, de mauvais poil... toutes ces images qu'on me colle dessus sans même m'adresser la parole!
Aujourd'hui est un jour où le soleil se lève.
Je suis sereine. Je me sens grandie, je sens que je suis quelqu'un de bien, parce que je réflechis à mes actes et mes pensées et ceux-ci sont complètement sains.
Je laisse les gens être heureux, je ne pourris pas leur existence fadasse.
J'ai des regrets, certes, mais je suis fière de moi et de mes (minables) combats.
La guerre au bout sera gagnée.
Je saisis ma chance, d'être heureuse, d'en profiter, de me saouler de vie jusqu'à dégueuler.
Je veux rencontrer des gens nouveaux, je veux profiter de mes frères, je veux vivre.
Je ne ferai plus rien pour me détruire, parce que j'ai passé ce cap là, j'ai évité le pire, la mort aussi sans doute.
Elle peut se ré-absenter de ma vie un peu, beaucoup, pasionnément.
Je me relève.
Je commence à croire que c'est possible. De penser à soi.
Bien sur, je suis triste, mais je ne suis pas étiquetée triste.
c'est normal d'être triste, le tout c'est de l'accepter pour résorber la douleur petit à petit.
Je vois le monde autour de moi comme une vaste étendue qui m'appelle.
Je ne serait plus exclusive, je ne serait plus (trop) passionnée avec le premier des abrutis.
Je serai néanmoins moi, je continuerai à chialer pour un bout de pain tombé par terre si ça me chante.
Je cache la petite fille au fond de moi puisqu'elle ne séduit pas,
je suis une fille ouverte aux rires, à la parole légère et aux délires construits.
On ne m'y reprendra plus.
Je sens encore cette vilaine petite colère au fond de mon coeur mais je suis contente qu'il ne sagisse plus d'amour (car même si j le voulais, t'aimer encore, desormais je ne pourrais plus et ça ça me donne envie de vivre).
Je suis encore très lunatique dans mes pensées, dans mes sentiments, dans mes émotions mais dans le fond c'est assez divertissant que de passer des larmes aux rires, de la tourmente à la paix intérieure. J'adhère.
Il y a des trucs qui me collent encore légèrement à la tête, mais c'est également normal.
NORMAL.
On ne se débarasse pas aussi facilement des plaies de l'existence.
J'aime bien plaisanté sur ce qui m'arrive de pire. (même si je vivrai pire encore je le sais).
Vous dire aujourd'hui que je vais bien serait un leurre.
Mais j'en vois le bout. Mon vrai travail de deuil va pouvoir commencer,
doucement la vie m'arrache, reprend son cours.
J'aspire une énorme bouffée d'air, j'allume une clope, j'embrasse un garçon
et mon coeur recommence à battre.
Même si ces détails importent peu, ils me sauvent du trou où je me complaisais.
Prendre du bon temps, prendre, prendre et surtout ne plus rien donner.
Ca, plus jamais.
Se saigner non plus.
Se réveiller en étant triste? Plus jamais. (enfin faut voir)
Je ne vais me sentir vide alors que j'ai une putain de vie qui me remplit et qui de temps en temps me comble.
J'aime mes études, j'aime le soleil et aussi la pluie, j'aime les regards, j'aime les toucher.
J'ai un nouveau boulot, j'anime avec des gens exceptionnels que j'aime profondément, j'ai du temps pour moi, je recommence à écrire et plus uniquement parce que je vais mal.
Je profite de tout, d'absolument tout.
Je ris à l'instant parce que je sais qu'il y a des mensonges dans ce que j'écris.
Tout n'est jamais totalement vrai.
en fait je ne sais pas.
Si je dois partir ou rester,
si je dois rire ou pleurer,
J'ai envie d'aimer quelqu'un d'autre, quelqu'un de mieux, de plus enrichissant,
mais je sais aussi qu'il faut attendre pour ne pas parasiter.
Parce que ce n'est pas en fuyant des peines qu'on les résorbe.
Mais, je suis grande à l'intérieur. Je suis émue de l'écrire (voyez, je pleure encore de joie pour rien). Si maman pouvait me voir, elle verrait combien je suis grande.
Je me sens bien.
Vraiment, à l'instant, sans drogues, sans alcool, sans lames mais pas sans larmes, je me sens bien.
J'aime la vie. Je ne veux ni me venger, ni m'incruster, ni hystériser. Je suis calme.
Je sais que s'il le faut, elle se chargera de cela sans moi.
La vie fait son travaild ans tous les sens, elle s'occupe de me bercer.
J'ai le bougeant. Jamais en même temps que les autres (ironie du sort) mais j'ai trop le bougeant de la vie.
Comme si le tourbillon m'aspirait, je ne veux pas me relever, je veux bouger, voler, ramper, m'esclaffer.
C'EST SUPER MERCI LA VIE POUR TES SURPRISES.

jeudi 27 septembre 2007

I <3 Impala.




Merci les nocturnes, merci mes amis.
Encore une fois je me suis sauvée la vie grâce à ça.
Chaque douleur que je vis s'amenuise.
Et mes envies disparaissent.
La musique, les mecs, Cath, Cath, Cath.
Love generation.

<3

Et puisque l'aiguille continue d'avancer sur l'horloge, j'ai assez pensé à moi...

mercredi 26 septembre 2007

j'veux du nucléaire.

Aujourd'hui c'est la fête,
je me demande comment je vais pouvoir bousiller ma vie dans la semaine qui vient.
Je suis assez hésitante.On ira pas dire que tous les mecs sont des connards, mais on va déjà le penser très fort, comme ça, + 1 point pour Carole.Je vais me créer un petit baromètre d'enfer, pour voir quand je m'en serai rapprochée le plus près sans mourir. Un défi !
J'pourrai baiser ça c'est clair, mais faudra attendre minimum 4jours parce que là, j'ai mes règles (double fête).
Le tout c'est de le faire sans que cela se voie et surtout sans passer par la case hopital. (Encore un défi, pourvu que les bons chiffres tombent.)
J'aime bien voir les gens heureux autour de moi, gnagnna petit cul gnagnagna les amoureux, ouais vraiment, ça m'aide à mieux gerber le soir dans mon bain.
Envolée la quête du bonheur, ça sert à rien à part se casser la gueule un peu trop fort
Je pourrais sombrer dans l'alcool, ça ne poserait aucun problème puisque ma famille est déjà trop aveuglée par l'éthyle de ma mère. Soit.
L'alcool de toute façon comme échapatoire c'est pas nouveau.
Le mec me répugne mais c'est pas pour autant que je vais devenir lesbienne.
J'peux toujours voir X ou Y pour me prendre des bites dans le cul.
OUI je suis vulgaire, mais putain c'est normal j'ai mal au coeur.
Je ne suis plus amoureuse, enfin quoique l'affirmer serait mentir.
Il faut absolument que je comble le manque de toi pour qu'il s'en aille petit à petit.
Là les réveils sont beaucoup trop nombreux et beaucoup trop douloureux.
C'est dans ces moments de haine que j'aimerais être une vraie fille hystérique, qui court dans la pluie après son amour, qui dort devant sa porte des nuits entières.
Et puis qui l'appercoit, bras dessus bras dessous avec une autre et qui les flingue.
Mais j'ai toujours été assez discrète et reculée pour ne pas sombrer dans de tels travers, merci "je sais pas qui".
Je suis révoltée de voir combien les gens (même ceux qui ont pu vous aimer "à l'infini du monde entier de l'univers fois mille", oui surtout ceux là. ) peuvent être faux et fuyards.
Si loin du malheur des uns, plongé dans leur bonheur évidemment éphémère.(notez que je ne l'espère pas, c'est juré).
je t'aime plus, j'veux rester seul et réfléchir, mon cul aussi il refléchit tiens.
donc je continue avec mes petits projets de destruction massive (quoiqu'on peut doucement commencer en ce qui me concerne à ne plus parler de "massive"...)
Greve de la faim.
assassinat politique.
Overdose utlime.
Coma.
Je me fais la promesse de ne pas me taillader, parce qu'au nom de l'amour (j'éfface ton nom de mon âme) j'ai tenu le coup plus de 5mois. (triple fête on l'a pas dit).J'avoue que cela est TRES tentant. parce que personne ne s'en inquiète pour le moment.

MAIS, je sais pertinament bien que je vais encore ouvrir les yeux dès que le connard (encore un tiens) de chirurgien m'aura planté son anesthésiant entre la peau et l'os et que sur la gueule de ma mère en pleurs il sera écrit en grand "VIE".

Décidément, plus j'y pense et plus je suis bonne à rien (sauf peut-être à tailler des pipes à mes fucking friends mais là encore, c'est peu certain.)

Enfin il parait que quand on se fait larguer, on passe par différents stades dont j'ai oublié les noms, mais 'est toujours bon de le savoir. Comme ca je me dis que je ne suis pas banale, mais normale.
C'que je peux faire aussi, c'est me noyer dans les souvenirs du temps jadis en écoutant du Jean Ferrat, mais là encore c'est pas sur que ça finisse en Happy end.
J'peux m'asseoir dans mon salon, par terre entre le linge qui sèche et le radiateur en attendant que quelqu'un (youhou?) me ramasse, regarder l'horloge et me dire que le temps lui ne s'arrête pas.
j'taperais bien mon poing dans un miroir pour que le sang gicle mais là encore, j'ai peur d'avoir mal (doux paradoxe).
Alors voilà, ma punition pour y avoir cru (encore p'tite putte), pour avoir penser que j'y avais droit aussi à mon bout de bonheur (que je n'aurais pas volé).
Il est douloureux de voir que ma vie est un désastre, que je ne parviens à ne rien faire durer, à ne rien faire réussir, à n'aider personne (et surtout pas moi).
Et que je ne parviens pas à sortir ma tête (vide) hors de l'eau.
J'ai peur du silence, j'ai peur que tout ne soit envolé pour rien, j'ai peur des lames de cutter sur ma table de nuit, qui luisent dans mes larmes.
J'ai peur de mes yeux rougis dans le miroir, j'ai peur de me voir, j'ai peur de la vie qui me bouffe.
J'ai mal de ne plus pouvoir faire semblant, j'ai mal de l'aimer encore malgré tout, j'en ai marre d'encore l'attendre alors qu'il ne reviendra plus.
Je regrette de pleurer à l'école sur les bancs, dans la cour, devant toi Selvie. Mon amie, mon alliée.
Je suis fatiguée mais je continue de courir pour oublier, pour me griller le cerveau, pour m'étouffer sans air.
Je vais mourir.
C'est pas possible autrement.
La solitude parmi les gens j'en ai mon souffle.
Je veux crever.
Doucement, en douleur.
Pourtant (la maso) je continue de chercher où sont mes erreurs.

La serenité, ma serenité, où es tu?

lundi 24 septembre 2007

dimanche 23 septembre 2007

rose des vents.

Se perdre, se perdre.
Dans l'oubli, dans la chair,
Dans la pluie.
Ne rien retrouver.
Jamais, quel mot délicieux.
Même parmi les corps inertes,
S'oublier.
S'effacer.

Infini, je me nois.
J'étouffe dans une vie trop petite pour moi.



"Chaque douleur humaine sens-
la pour toi comme une honte
Et ce n'est vivre au bout du compte
qu'avoir le frond couleur du sang.

Chaque douleur humaine veut
que de tout ton sang tu l'étreignes
Et celle-là pour qui tu saignes
ne sait que souffler sur le feu."

Louis Aragon.

un oeuf au plat et une tartine au fromage.

La pensée du réveil est une image qui foudroie.
Ce matin j'ai ouvert les yeux que j'ai immédiatement écarquillés.
Elle m'avait déjà transpercée.
Que pourrais-je dire alors?
Que j'ai pleuré, que j'ai allumé une clope,
que j'ai mis de la musique, que j'ai pensé aux enfants,
et même à nous...
Cruelle est la pensée qui clos le sommeil.
Après la clope, je suis sortie dehors. Le soleil.
J'ai regardé au bout de l'allée, au bout de la vie.
J'ai attendu, crié, espéré.
Des souvenirs sont revenus.
Et comme d'habitude, je n'ai rien vu.
Foutaise.

samedi 22 septembre 2007

ZZZzzzzZZzzzzzz.


Avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
on oublie le visage et l'on oublie la voix
le cœur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien
avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
l'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
l'autre qu'on devinait au détour d'un regard
entre les mots,
entre les lignes et sous le fard
d'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
avec le temps tout s'évanouit
avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t'as un' de ces gueules
à la gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort
le samedi soir quand la tendresse s'en va tout' seule
avec le temps...avec le temps, va, tout s'en va
l'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
l'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
avec le temps, va, tout va bien
avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
on oublie les passions et l'on oublie les voix
qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid
avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
et l'on se sent floué par les années perdues - alors vraiment
avec le temps on n'aime plus.



Paroles de Léo Ferré.

jeudi 20 septembre 2007

Le train IR en direction d'Anvers central est annoncé avec un retard de 10 minutes.

Est-il déléctable de se rendre compte (enfin) que l'on a raté ses études.
Aujourd'hui, je me regarde dans un miroir, et je ne vois rien.
Je ne me vois pas, je ne vois rien qu'un grand trou béant. Mon échec scolaire est amer.
Je retourne en cours à moitié comme avant, à moitié comme hier.
Encore une fois, je me retrouve entre deux flots.
J'en souffre.
Je suis seule, sans lui, je ne perçois pas mon utilité.
Je me répète inlassablement que ce n'est pas parce qu'on rate ses études, qu'on rate sa vie.
Et elle pleure, et elle fait le balancier avec son corps, elle dit : "Siii on rate sa vie, siii on n'a plus de vie après..." Alors elle pleure. Pour être forte encore. Pour résister, toujours.
Pauvre petite fille, tu es toujours là.
Et même si les autres voient ta valeur, comment cela pourrait-il s'arranger
puisque toi tu ne la vois pas?
Alors je décide de ramer, comme toujours, à contre courant.
Mais cet échec me balance en pleine gueule la fatale réalité de mon existence, tout ce qui ne va pas, tout ce que j'aurais du faire, avant qu'il ne soit trop tard.
IL EST TROP TARD.
Plus rien ne sera jamais comme avant, avant est mort.
Je peux toujours essayer de courir en arrière, rien n'y fait.
Pourtant, dans cette abime demeure une lumière ; Madame H.S.
Mon éveil et mon courage.
Je lutterai, je vivrai, je l'ai décidé.
Comme une main tendue vers l'humanité entière, mes projets aboutiront.
Dans trois ans maximum j'y serai, j'y retournerai seule même. Mes enfants sauront que j'ai lutté.
Et qu'à force de lutte, j'y suis arrivée.

Oui, il existe une lumière quelque part, je ne peux mourir avant de l'avoir trouvée.
Sinon, pourquoi serais-je née?

L'école aujourd'hui eût du mal à m'accepter. Mes questions n'ont pas trouvé de réponses.
La solitude m'a véritablement écrasée en ce jour froid.
Ecrasée. Je me suis réveillée d'un mois de sommeil.
Comment vais-je me reconstruire?
Pourquoi? Pour quoi? Pour qui?

Mais je m'en fais la promesse intime,
JE VIVRAI
Envers et contre tout.
Je désire être la preuve qu'on s'en sort.
Que la vie dépasse cela.

En marchand sans chaussures sur les braises, les pieds finissent par cicatriser.

Il faut oublier, il faut absolument effacer.
Mais comment faire disparaitre ce que le coeur a gravé?

Carole, tu dois être actrice de ta vie. Tu le dois.
Il y a du sang qui coule en toi, qui fait battre ton coeur.
Il y a ce sang dans tes veines, ce sang c'est la vie.
Ne le bois pas encore, tu le feras plus tard.
Quand tu seras grande.

mercredi 19 septembre 2007

PASSIONS PULSIONS BRULURES EPHEMERES

K.
une lettre lâchée dans le vent,
un reproche,
un murmure sur la joue,
un soupir, le mien de tous les jours.

Mon quotidien n'est fait que d'émotions,
terribles explosions de douleur dans le fond de l'estomac
que je tente en vain et a bout de souffle de contrôler.
Je vis de passion et de pulsions.
Parfois c'est beau, parfois c'est mal.
Je ne suis pas facile a vivre, je ne suis pas facile à aimer.
Pour les autres, impossible de me comprendre,
il est difficile d’être mon ami, de le supporter.
On dit que chacun porte sa croix, j’aide les autres à porter la leur, parce que j’en connais d’avance le poids.
Mon corps est couvert d'une autre peau,
celle de K la malade.
Je rêve souvent a avant, du temps où ma peau était lisse,
mais on m'a dit que c’était vilain de penser toujours à avant.
Ca ramène des regrets, mais cela aussi j'en bouffe plein.
J’ai saigné, des milliers de fois.
Par passion, par amour, pour douleur, pour souffrir.
Si je les regarde, dans la douceur du soir, au coucher du soleil, Je les vois belles.
Symboles immenses et indélébiles de cette passion.
Je me dis que l'on peut saigner et les aimer,

si ceux pour qui on a mal en valent la peine.


JE SUIS UNE EGOISTE.

J’avais rêvé qu'un jour ca irait mieux.
Plus jamais je ne sentirais cette odeur d’hôpital, de médicaments, de maladie.
Il n'y aurait plus que le parfum des roses et de la vie qui enfin sourit.
J’avais osé rêver de ça,
comme une petite fille qui croit aux contes de fées.
J’avais osé rêver, alors qu'ici c'est interdit.
Ma réalité s'est mélangée à mes rêves,
alors j'ai perdu pieds.

surprise-party nobody.

Surprise de folie, je me réveille. Un mois qu'il est parti et j'en crève complètement.
Putain, le magasin où j'me traine en étudiante depuis 6ans ne m'endort même plus la raison. Je ne suis plus une machine à encaisser les dollars, je regarde partir des lapins et des canaris tout le jour en résistant.
Mais j'en ai marre. Mais bordel, j'y pense. J'peux me sucrer le nez à toutes soirées du monde, me pilser l'esprit sur tous les dancefloor, vendre mon âme dans tous les lits de la terre. IL ME ****** TOUJOURS. Je repense à la discution (heureuse) que j'ai eu hier avec Madame V.M. Elle trotte, blablabla critères de sélection blablabla. Ouais ouais je sais, je n'aime que les instables, que les inaccessibles, que les ombré en perdissioné, les gens qui bougent pas, les gens qui regardent, ceux qui disent "chépa comme tu veux", ceux qui ne supportent pas ma sensibilité, mon impulsivité, ceux qui ne savent pas aimer comme je voudrais qu'ils le fassent et même parfois ceux qui ne parlent même pas la même langue que moi. Il faut modifier la sélection à la racine qu'elle a dit. Parce que même si j'ai besoin de ça, ce n'est pas ça que je projette d'aimer.
FEEL DE LOVE GENERATION PAPALAPALAPALA.
Alors oui, j'ai le droit d'en être triste, j'ai le droit d'avoir de la peine.
Mais je me relève toujours. Je suis en osmose avec mon body chéri.
J'essaye de repenser à ma (super) journée au boulot. Allez c'est la merde, on est mercredi et j'ai même pas pu rencontrer des clients cons. A peine une pétasse qui déboule à la fermeture pour me fouttre les nerfs et m'ordonner de taper ces conneries de nichoirs dans sa caisse de bourge.
NON LA TAMISE NE COULERA PAS DANS MES YEUX CE SOIR.
Allo alpha tango salop ? Nan, pas ce soir.

mardi 18 septembre 2007

Supercherie et tour de passe-passe.

"Quand nous rencontrons quelqu'un et que nous tombons amoureux, nous avons l'impression que tout l’univers conspire en ce sens : cela m'est arrivé aujourd'hui au coucher du soleil. Mais si quelque chose ne tourne pas rond, tout s’effondre et disparait! Les hérons, la musique au loin, le gout de ses lèvres. Comment la beauté qui se trouvait la quelques minutes auparavant peut elle disparaitre si rapidement? La vie va très vite, elle nous transporte du ciel à l'enfer, et c’est l’affaire de quelques minutes."

Onze minutes ; Paolo Coelho.

La vie, j'te kiffe...

Tu m’as oubliée, multipliée, abîmée.
Dévorée de sa chair, explosée dans son sommeil.
Tombée sur la route, manquée de ta main.
Tu m’as détournée, abusée, humiliée.
Abandonnée de tes bras, griffée de sang froid.
Piétinée de honte, trempée de douleur salée.
Maintenant,

Je ne suis qu’une fille de sang, une fille en sang.

Merci, la vie.
(pour la passion et le sang versé pour elle surtout yeah)
Rendez-vous au prochain cycle.

La petite fille ne s'éteind pas,
elle s'endort juste avant l'adulte.
FOUTAISES.

Les papas pinguins s'en vont sur la banquise.


"Nous allons danser sur le plus long des hivers.
Et comme des danseurs nous allons nous perdre et nous retrouver.
Si notre ballet est harmonieux, nous vivrons."




The Frozen World (Emilie Simon)

Won't you open for me
The door to your ice world
To your white desert
I just want to stare
Out over these snowfields
Until we are one again
We belong to the frozen world
When the ice begins to thaw
Becomes the sea
Oh, you will see
How beautiful we can be
Everything is calm
At the end of the planet
In our white desert
The sun kissed the ice
It glistens for me
And we are one again
We belong to the frozen world
When the ice begins to thaw
Becomes the sea
Oh, you will see
How beautiful we can be
When the ice begins to thaw
Becomes the sea

C3 plurielle.

Comme d'habitude, aujourd'hui il pleut. C'est la merde, ça me lourde alors je ne vais pas à l'école.
Je me réveille, il est 6H45. Plus sommeil, il pleut.
Je n'ai pas faim, pourquoi manger? Il pleut.
J'bois un verre de jus de fruits frais, sans vodka merci.
Il y a du vide en moi, toujours. Le bruit de la pluie sur le toit ne remplit rien.
J'essaye de me résigner à la vie. J'inspire un bon coup en essayant de choper tout le bonheur qu'il y a autour de moi.
Je vais me rendormir. Je lis. Il pleut.
Je me réveille, je suis l'après midi.
Il n'est pas là, son odeur respire à côté de moi.
Je ne vais pas pleurer, car il pleut.
Je prends la voiture, direction la pharmacie. Elle me regarde comme si j'étais un tyranosaure débarquant en chemise hawaïenne à salt lake city, je l'enmerde. Gnagnagna. Ta mère.
9 euros 85. Voulez les 5cent? Oui si vous avez. (Je le proposerai pas en ce cas).
Super la voiture, on dirait un oeuf. "Oui en plus c'est la même couleur !" c'est pour cela qu'il le dit connasse.
Vroum vroum chez la psy. Traine les pieds, fume une clope encore, il pleut, toujours.
Cinquante minutes de blabla pour trente-cinq euros cash. Ca aide.
J'me répète juste inlassablement dans ma tête de ne pas pleurer.
Assise sur cette chaise bleue (et oui, c'est trop cliché le divan). je me rends compte que
PUTAIN Y'A UN VIDE EN MOI ET ME FAIRE DES CONNARDS EN ATTENDANT NE RESOUDRA RIEN DE RIEN IL PLEUT MERDE FAIT CHIER.
On prend un rendez-vous avec la machine du pseudo secrétariat pour la prochaine fois, le 8octobre à 14H30 (j'le note ici comme ça je retiens).
En espérant que je ne sois pas morte écrasée par le tracteur tondeuse du voisin homosexuel, salut.

Un p'tit tour et puis s'en va.


Et une fois l'Acte accompli,
c'est toujours la même pensée qui envahi mon être,
c'est toujours le même vide qui m'aspire dans l'abîme,
Je pleure toujours de la même façon
en m'disant qu'tout va bien.
Et c'est toujours la même honte de moi-même
qui me dégoute à en vomir.

°
°
°

Je me regarde dans un miroir
en me disant que je peux encore faire semblant des années entières.
Je ne me reconnais plus dans ce que je n'ai jamais été,
et mes yeux se perdent dans le vague de la solitude
dont le poids du silence obsédant m'écrase
sans que je ne puisse me relever.

°
°
°

lundi 17 septembre 2007

Pour la première fois aujourd'hui, mon hamster a utilisé sa roue. Il ne l'avait jamais fait.




Oui, j'ai été une fille qu'on baise une nuit et qu'on laisse le matin sur le trottoir.Oui, j'ai été une fille qui avait peur des miroirs, pâle reflet d'une âme, hagard.Oui, j'ai collectionné les inutilités, m'accrochant à ces bouts de moi en pleurant.Oui, j'ai eu honte de mes actes parce que leurs buts n'étaient que souffrance.Oui, j'ai aimé, saigné et j'ai tué mes parents en silence.Oui, j'ai ris, ris aux éclats, aux éclats de diamants en voyant ce que ma jeunesse avait enfanté.Oui, je suis une enfant dans laquelle on rentre comme dans un tourniquet de métro station.
Et oui, rien n'a changé. Je suis et resterai la même.En attendant une guérison humaine, ayez en pensée que des gens profondément mal respirent l’air que vous entretenez avec dédain.

Oui, j’ai pleuré devant vous qui n’avez rien vu, dépressive et aimante.
Oui, je me suis retournée mille fois sur cette route que j’ai détestée. La tête sous l’eau.
Oui, mon oreiller m’a étouffée et mes choix m’ont bouffée.
Oui, mon cœur a explosé, par passion, pour douleur.
Oui, mes bras ont crié sous le rouge de l’angoisse, les cicatrices restent en preuves uniques.
Oui, j’ai vu avec des yeux différents l’amour de la solitude, la mélancolie et les soupirs.
Oui, j’ai été un animal, assoiffé de crises, de lourdeur et d’immortelle douceur.

Et oui, rien n’a changé. Même si j’en parle au passé.
En hurlant contre des murs, la joie m’a manquée. Et le monde tournait dans la mode idiote, aveugle et indifférent.

Maman, regarde ta fille va mourir.
D’une maladie inconnue.
D’une vie sans fin ni faim.
Maman, maman, maman.
Mon rêve déchu.

Et après ?
Des nuances de couleurs.
Le leurre.

Oui, j’ai beaucoup cherché des vies égarées, pour y lier des lendemains sans but.
Oui, j’ai appris à finir mon assiette sans regarder l’herbe du voisin, plus verte évidement.
Oui, j’ai manqué de duo où m’attacher les pieds et les mains sans trêve.
Oui, il fut un temps d’où je revois les ondes et les fleurs écloses.
Oui, j’ai menti, à moi et aux autres, en consolant des corps esseulés.
Oui, j’ai déchiré les photos du passé sans penser à m’en remettre au temps qui passe.
Oui, j’ai voulu trouver ce qui m’a tant manqué, retournant boue, sueur et larmes.

Et oui, ça ne changera rien. Les sourires, les regards et la compassion.
En courant droit au but, les écorchures restent à vif, même pieds nus dans la nuit. Et je me noie en toi qui ne me verras jamais.

Maman, j’ai attendu ce que tu avais dis.
Le prince charmant et les poupées.
Qui auraient dû bercer mes rêves infiniment trop petits.
Maman, maman, maman.
Je suis affamée de repos, de silence et de tristesse.

Et après ?
La mélancolie, toujours.
L’amour et la poésie, encore.

Tu le vois ?
Le feu dans mes yeux,
Et les étoiles,
Les étoiles qui dorment et filent dans mon espoir.

Pour parler d'soi.


Je n’avais pas eu d’enfance, je n’avais pas eu d’adolescence, je n’avais rien eu. Ma jeunesse avait fané avant même d’avoir éclos. Et ça me rendait si triste. Si triste. Alors, j’avais peur de ne pas avoir de vie. De me retourner à soixante ans et voir que tout n’était que fumée, regrets et passions déchues. Non ! IL fallait que j’évite ça. Je voulais uniquement le bonheur et les envies assouvies. Je savais que c’était impossible, ce n’était pas un bon « deal », si on choisissait de vivre, il fallait accepter et les bons et les mauvais côtés. Ce genre de marché a toujours de sales revers. Mais je ne voulais pas, cette idée m’était insupportable. Perdre mes amis ? Insupportable. Finir seule ? Insupportable. Souffrir ? Insupportable. Pleurer la nuit ? Crier en silence ? Insupportable. Insupportable.Non, non ,non. Au diable l’avenir heureux avec ces problèmes d’indifférence et d’argent. Au diable l’univers familial et le boulot du train -train quotidien assommant qui font croire que la vie est belle, qui ressourcent les gens avant que l’illusion ne s’efface pour laisser place à l’effroi. Je voulais vivre de façon différente, avoir une vie de rêve. Je voulais vivre mes rêves, partir découvrir ce monde et ses beautés physiques. Je voulais me ressourcer sur terre, je voulais vivre dans mes rêves, faire ce dont j’avais envie à cent pour cent, faire tout ce qui aurait pu me rendre heureuse. Je pensais toujours que la vie était infinie, qu’on ne s’endormait qu’une fois assouvis. J’ y croyais dur comme fer. Je voulais que ce soit la vraie réalité de l’existence. Mais personne n’y croyait comme moi, personne n’osait s’aventurer sur ce genre de chemin. Une passionnée, une simple passionnée. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que je n’aurais pu survivre sans cette passion. Elle m’attisait comme on attise un feu pour qu’il brûle tout au long d’une nuit noire sans étoiles.Je gardais cet espoir vivace en moi, c’est lui et lui seul qui m’aidait à tenir le coup, à espérer qu’un jour je l’aurais, mon île de douceur, mon île de vie tranquille. J’en pleurais encore.Je n’étais qu’une vague qui se brisait sur du sable trop dur, fondé par les hommes qui ne voulaient pas que je submerge le monde avec mes idéaux qui auraient de toute manière détruit les leurs.Un jour, ils regretteront d’avoir poussé des personnes à se couper le souffle avant le grand saut. Un jour, la roue tournerait et me laisserait en paix.

La chanson des vieux amants


LA CHANSON DES VIEUX AMANTS
paroles: Jacques Brel
musique: Jacques Brel, Gérard Jouannest
°
Bien sûr nous eûmes des orages
Vingt ans d'amour c'est l'amour fol
Mille fois tu pris ton bagage
Mille fois je pris mon envol
Et chaque meuble se souvient
Dans cette chambre sans berceau
Des éclats des vieilles tempêtes
Plus rien ne ressemblait à rien
Tu avais perdu le goût de l'eau
Et moi celui de la conquête
Mais mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime
Moi je sais tous tes sortilèges
Tu sais tous mes envoûtements
Tu m'as gardé de piège en piège
Je t'ai perdue de temps en temps
Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte
Finalement finalement
Il nous fallut bien du talent
Pour être vieux sans être adultes
Ô mon amour
Mon doux mon tendre
mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime
Et plus le temps nous fait cortège
Et plus le temps nous fait tourment
Mais n'est-ce pas le pire piège
Que vivre en paix pour des amants
Bien sûr tu pleures un peu moins tôt
Je me déchire un peu plus tard
Nous protégeons moins nos mystères
On laisse moins faire le hasard
On se méfie du fil de l'eau
Mais c'est toujours la tendre la guerre
Ô mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime.
°
Photo: Diane Arbus

Foutaise.

Il y a des buissons, ça sent bon les feuilles mouillées d’automne.


Les jolies filles m’énervent.
Les belles grilles qui bloquent les entrées des parcs me gonflent,
Les garçons sont méchants avec mon cœur
Et mes parents, ces sales voleurs, m’arrachent mon bonheur.

Embrassez-vous devant moi, bande de débandades
Et ta marmelade, elle me file un coup dans le bide.

Je ne me relèverai pas.
Jamais.
J’aimais.

Rétrospéctive 1.

Oublie ce que j'ai écrit, en amitié, on ne doit rien.
Mais dis-lui. Dis-lui qu’on a rigolé, qu'on a dormi dans les mêmes draps, parcouru les mêmes musées, marché cotes à cotes sur les sentiers.
Dis-lui que je t'ai aimé même si ce n’était pas réciproque,
dis-lui que j'ai pleuré pour toi, pour le mélange dangereux d'amour et d’amitié que je te portais, parle lui des étoiles qu'on a vues, du goût des bières qu'on a bues
et des joints que j'ai fumé couchée sur ton ventre.