lundi 17 septembre 2007

Pour la première fois aujourd'hui, mon hamster a utilisé sa roue. Il ne l'avait jamais fait.




Oui, j'ai été une fille qu'on baise une nuit et qu'on laisse le matin sur le trottoir.Oui, j'ai été une fille qui avait peur des miroirs, pâle reflet d'une âme, hagard.Oui, j'ai collectionné les inutilités, m'accrochant à ces bouts de moi en pleurant.Oui, j'ai eu honte de mes actes parce que leurs buts n'étaient que souffrance.Oui, j'ai aimé, saigné et j'ai tué mes parents en silence.Oui, j'ai ris, ris aux éclats, aux éclats de diamants en voyant ce que ma jeunesse avait enfanté.Oui, je suis une enfant dans laquelle on rentre comme dans un tourniquet de métro station.
Et oui, rien n'a changé. Je suis et resterai la même.En attendant une guérison humaine, ayez en pensée que des gens profondément mal respirent l’air que vous entretenez avec dédain.

Oui, j’ai pleuré devant vous qui n’avez rien vu, dépressive et aimante.
Oui, je me suis retournée mille fois sur cette route que j’ai détestée. La tête sous l’eau.
Oui, mon oreiller m’a étouffée et mes choix m’ont bouffée.
Oui, mon cœur a explosé, par passion, pour douleur.
Oui, mes bras ont crié sous le rouge de l’angoisse, les cicatrices restent en preuves uniques.
Oui, j’ai vu avec des yeux différents l’amour de la solitude, la mélancolie et les soupirs.
Oui, j’ai été un animal, assoiffé de crises, de lourdeur et d’immortelle douceur.

Et oui, rien n’a changé. Même si j’en parle au passé.
En hurlant contre des murs, la joie m’a manquée. Et le monde tournait dans la mode idiote, aveugle et indifférent.

Maman, regarde ta fille va mourir.
D’une maladie inconnue.
D’une vie sans fin ni faim.
Maman, maman, maman.
Mon rêve déchu.

Et après ?
Des nuances de couleurs.
Le leurre.

Oui, j’ai beaucoup cherché des vies égarées, pour y lier des lendemains sans but.
Oui, j’ai appris à finir mon assiette sans regarder l’herbe du voisin, plus verte évidement.
Oui, j’ai manqué de duo où m’attacher les pieds et les mains sans trêve.
Oui, il fut un temps d’où je revois les ondes et les fleurs écloses.
Oui, j’ai menti, à moi et aux autres, en consolant des corps esseulés.
Oui, j’ai déchiré les photos du passé sans penser à m’en remettre au temps qui passe.
Oui, j’ai voulu trouver ce qui m’a tant manqué, retournant boue, sueur et larmes.

Et oui, ça ne changera rien. Les sourires, les regards et la compassion.
En courant droit au but, les écorchures restent à vif, même pieds nus dans la nuit. Et je me noie en toi qui ne me verras jamais.

Maman, j’ai attendu ce que tu avais dis.
Le prince charmant et les poupées.
Qui auraient dû bercer mes rêves infiniment trop petits.
Maman, maman, maman.
Je suis affamée de repos, de silence et de tristesse.

Et après ?
La mélancolie, toujours.
L’amour et la poésie, encore.

Tu le vois ?
Le feu dans mes yeux,
Et les étoiles,
Les étoiles qui dorment et filent dans mon espoir.

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