Aujourd'hui c'est la fête,
je me demande comment je vais pouvoir bousiller ma vie dans la semaine qui vient.
Je suis assez hésitante.On ira pas dire que tous les mecs sont des connards, mais on va déjà le penser très fort, comme ça, + 1 point pour Carole.Je vais me créer un petit baromètre d'enfer, pour voir quand je m'en serai rapprochée le plus près sans mourir. Un défi !
J'pourrai baiser ça c'est clair, mais faudra attendre minimum 4jours parce que là, j'ai mes règles (double fête).
Le tout c'est de le faire sans que cela se voie et surtout sans passer par la case hopital. (Encore un défi, pourvu que les bons chiffres tombent.)
J'aime bien voir les gens heureux autour de moi, gnagnna petit cul gnagnagna les amoureux, ouais vraiment, ça m'aide à mieux gerber le soir dans mon bain.
Envolée la quête du bonheur, ça sert à rien à part se casser la gueule un peu trop fort
Je pourrais sombrer dans l'alcool, ça ne poserait aucun problème puisque ma famille est déjà trop aveuglée par l'éthyle de ma mère. Soit.
L'alcool de toute façon comme échapatoire c'est pas nouveau.
Le mec me répugne mais c'est pas pour autant que je vais devenir lesbienne.
J'peux toujours voir X ou Y pour me prendre des bites dans le cul.
OUI je suis vulgaire, mais putain c'est normal j'ai mal au coeur.
Je ne suis plus amoureuse, enfin quoique l'affirmer serait mentir.
Il faut absolument que je comble le manque de toi pour qu'il s'en aille petit à petit.
Là les réveils sont beaucoup trop nombreux et beaucoup trop douloureux.
C'est dans ces moments de haine que j'aimerais être une vraie fille hystérique, qui court dans la pluie après son amour, qui dort devant sa porte des nuits entières.
Et puis qui l'appercoit, bras dessus bras dessous avec une autre et qui les flingue.
Mais j'ai toujours été assez discrète et reculée pour ne pas sombrer dans de tels travers, merci "je sais pas qui".
Je suis révoltée de voir combien les gens (même ceux qui ont pu vous aimer "à l'infini du monde entier de l'univers fois mille", oui surtout ceux là. ) peuvent être faux et fuyards.
Si loin du malheur des uns, plongé dans leur bonheur évidemment éphémère.(notez que je ne l'espère pas, c'est juré).
je t'aime plus, j'veux rester seul et réfléchir, mon cul aussi il refléchit tiens.
donc je continue avec mes petits projets de destruction massive (quoiqu'on peut doucement commencer en ce qui me concerne à ne plus parler de "massive"...)
Greve de la faim.
assassinat politique.
Overdose utlime.
Coma.
Je me fais la promesse de ne pas me taillader, parce qu'au nom de l'amour (j'éfface ton nom de mon âme) j'ai tenu le coup plus de 5mois. (triple fête on l'a pas dit).J'avoue que cela est TRES tentant. parce que personne ne s'en inquiète pour le moment.
MAIS, je sais pertinament bien que je vais encore ouvrir les yeux dès que le connard (encore un tiens) de chirurgien m'aura planté son anesthésiant entre la peau et l'os et que sur la gueule de ma mère en pleurs il sera écrit en grand "VIE".
Décidément, plus j'y pense et plus je suis bonne à rien (sauf peut-être à tailler des pipes à mes fucking friends mais là encore, c'est peu certain.)
Enfin il parait que quand on se fait larguer, on passe par différents stades dont j'ai oublié les noms, mais 'est toujours bon de le savoir. Comme ca je me dis que je ne suis pas banale, mais normale.
C'que je peux faire aussi, c'est me noyer dans les souvenirs du temps jadis en écoutant du Jean Ferrat, mais là encore c'est pas sur que ça finisse en Happy end.
J'peux m'asseoir dans mon salon, par terre entre le linge qui sèche et le radiateur en attendant que quelqu'un (youhou?) me ramasse, regarder l'horloge et me dire que le temps lui ne s'arrête pas.
j'taperais bien mon poing dans un miroir pour que le sang gicle mais là encore, j'ai peur d'avoir mal (doux paradoxe).
Alors voilà, ma punition pour y avoir cru (encore p'tite putte), pour avoir penser que j'y avais droit aussi à mon bout de bonheur (que je n'aurais pas volé).
Il est douloureux de voir que ma vie est un désastre, que je ne parviens à ne rien faire durer, à ne rien faire réussir, à n'aider personne (et surtout pas moi).
Et que je ne parviens pas à sortir ma tête (vide) hors de l'eau.
J'ai peur du silence, j'ai peur que tout ne soit envolé pour rien, j'ai peur des lames de cutter sur ma table de nuit, qui luisent dans mes larmes.
J'ai peur de mes yeux rougis dans le miroir, j'ai peur de me voir, j'ai peur de la vie qui me bouffe.
J'ai mal de ne plus pouvoir faire semblant, j'ai mal de l'aimer encore malgré tout, j'en ai marre d'encore l'attendre alors qu'il ne reviendra plus.
Je regrette de pleurer à l'école sur les bancs, dans la cour, devant toi Selvie. Mon amie, mon alliée.
Je suis fatiguée mais je continue de courir pour oublier, pour me griller le cerveau, pour m'étouffer sans air.
Je vais mourir.
C'est pas possible autrement.
La solitude parmi les gens j'en ai mon souffle.
Je veux crever.
Doucement, en douleur.
Pourtant (la maso) je continue de chercher où sont mes erreurs.
La serenité, ma serenité, où es tu?
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