Il est étrange de voir que le mot "tristesse" doit être tatoué dans mon dos et pourtant je le fais pas exprès (j'vous assure).
Fatiguée, nonchalante, triste, de mauvais poil... toutes ces images qu'on me colle dessus sans même m'adresser la parole!
Aujourd'hui est un jour où le soleil se lève.
Je suis sereine. Je me sens grandie, je sens que je suis quelqu'un de bien, parce que je réflechis à mes actes et mes pensées et ceux-ci sont complètement sains.
Je laisse les gens être heureux, je ne pourris pas leur existence fadasse.
J'ai des regrets, certes, mais je suis fière de moi et de mes (minables) combats.
La guerre au bout sera gagnée.
Je saisis ma chance, d'être heureuse, d'en profiter, de me saouler de vie jusqu'à dégueuler.
Je veux rencontrer des gens nouveaux, je veux profiter de mes frères, je veux vivre.
Je ne ferai plus rien pour me détruire, parce que j'ai passé ce cap là, j'ai évité le pire, la mort aussi sans doute.
Elle peut se ré-absenter de ma vie un peu, beaucoup, pasionnément.
Je me relève.
Je commence à croire que c'est possible. De penser à soi.
Bien sur, je suis triste, mais je ne suis pas étiquetée triste.
c'est normal d'être triste, le tout c'est de l'accepter pour résorber la douleur petit à petit.
Je vois le monde autour de moi comme une vaste étendue qui m'appelle.
Je ne serait plus exclusive, je ne serait plus (trop) passionnée avec le premier des abrutis.
Je serai néanmoins moi, je continuerai à chialer pour un bout de pain tombé par terre si ça me chante.
Je cache la petite fille au fond de moi puisqu'elle ne séduit pas,
je suis une fille ouverte aux rires, à la parole légère et aux délires construits.
On ne m'y reprendra plus.
Je sens encore cette vilaine petite colère au fond de mon coeur mais je suis contente qu'il ne sagisse plus d'amour (car même si j le voulais, t'aimer encore, desormais je ne pourrais plus et ça ça me donne envie de vivre).
Je suis encore très lunatique dans mes pensées, dans mes sentiments, dans mes émotions mais dans le fond c'est assez divertissant que de passer des larmes aux rires, de la tourmente à la paix intérieure. J'adhère.
Il y a des trucs qui me collent encore légèrement à la tête, mais c'est également normal.
NORMAL.
On ne se débarasse pas aussi facilement des plaies de l'existence.
J'aime bien plaisanté sur ce qui m'arrive de pire. (même si je vivrai pire encore je le sais).
Vous dire aujourd'hui que je vais bien serait un leurre.
Mais j'en vois le bout. Mon vrai travail de deuil va pouvoir commencer,
doucement la vie m'arrache, reprend son cours.
J'aspire une énorme bouffée d'air, j'allume une clope, j'embrasse un garçon
et mon coeur recommence à battre.
Même si ces détails importent peu, ils me sauvent du trou où je me complaisais.
Prendre du bon temps, prendre, prendre et surtout ne plus rien donner.
Ca, plus jamais.
Se saigner non plus.
Se réveiller en étant triste? Plus jamais. (enfin faut voir)
Je ne vais me sentir vide alors que j'ai une putain de vie qui me remplit et qui de temps en temps me comble.
J'aime mes études, j'aime le soleil et aussi la pluie, j'aime les regards, j'aime les toucher.
J'ai un nouveau boulot, j'anime avec des gens exceptionnels que j'aime profondément, j'ai du temps pour moi, je recommence à écrire et plus uniquement parce que je vais mal.
Je profite de tout, d'absolument tout.
Je ris à l'instant parce que je sais qu'il y a des mensonges dans ce que j'écris.
Tout n'est jamais totalement vrai.
en fait je ne sais pas.
Si je dois partir ou rester,
si je dois rire ou pleurer,
J'ai envie d'aimer quelqu'un d'autre, quelqu'un de mieux, de plus enrichissant,
mais je sais aussi qu'il faut attendre pour ne pas parasiter.
Parce que ce n'est pas en fuyant des peines qu'on les résorbe.
Mais, je suis grande à l'intérieur. Je suis émue de l'écrire (voyez, je pleure encore de joie pour rien). Si maman pouvait me voir, elle verrait combien je suis grande.
Je me sens bien.
Vraiment, à l'instant, sans drogues, sans alcool, sans lames mais pas sans larmes, je me sens bien.
J'aime la vie. Je ne veux ni me venger, ni m'incruster, ni hystériser. Je suis calme.
Je sais que s'il le faut, elle se chargera de cela sans moi.
La vie fait son travaild ans tous les sens, elle s'occupe de me bercer.
J'ai le bougeant. Jamais en même temps que les autres (ironie du sort) mais j'ai trop le bougeant de la vie.
Comme si le tourbillon m'aspirait, je ne veux pas me relever, je veux bouger, voler, ramper, m'esclaffer.
C'EST SUPER MERCI LA VIE POUR TES SURPRISES.
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