Peut être que si tu arrives à l’écrire aujourd’hui, alors tu pourras aider des gens à survivre avec ça. Ma maladie durera toute ma vie. Je le crois et l’espère. Je ne pense pas qu’elle pourra s’en aller mais je crois qu’elle devra s’adapter. Borderline. Encore aujourd’hui je ne peux prononcer ces mots tout hauts. Ils ne sortent pas. Les deux plus douloureux symptômes que j’ai supportés furent l’automutilation et la peur de l’abandon. Les deux étant indéniablement liés. Comme du lierre qui aurait recouvert entièrement toute une maison. Impossible à enlever ou alors des années pour l’arracher. J’ai enduré ces années. Elles m’ont meurtries, m’ont laissé des marques que je dois très souvent présenter aux autres. Comment faire pour ne pas que les gens s’en aillent ? Voilà la question qui m’a obsédée. Six longues années, peut être plus. La première fois que je me suis mutilée, j’avais 16ans. J’avais un petit ami, mais notre relation était baignée de culpabilité incessante. C’est vers la fin que je suis partie en délire sans fin… jusqu’à maintenant. C’était le 24 janvier 2001 exactement, nous nous étions disputés et il m’avait ignorée à une soirée. La peur de l’abandon m’a alors saisie. Je ne sais dire si c’était la première fois, mais à ce moment là, tout fut tellement si personnel. Je ne me souviens plus des coupures, je me souviens que c’était grave. J’avais 16 ans, j’étais si jeune. Le lendemain, j’ai été obligée de tout dire à ma mère. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Il y a eut des menaces et tellement d’incompréhension. Tellement. Dans une famille où rien n’est jamais assez bien fait, ce fut le drame sur lequel mes parents ont immédiatement fermé les yeux. Après, tout l’univers a conspiré contre moi. Ou du moins, c’est l’impression que j’ai eue. Il y a toute ma vie qui s’entremêle dans ces instants. Dans ces nuits et dans cette odeur de sang. Un an et demi durant, j’ai été seule. Et je n’ai rien fait pour aller mieux. Mais qui se serait occupé de moi ? Qui ? Par la suite, 3 ans et demi d’aveux et un an d’abstinence. Je regrette tellement de choses, j’ai fait souffrir tellement de gens et je continue à en faire souffrir. Tellement d’amis sont partis par ma faute. A cause de cette maladie que je ne savais porter. Qu’ais-je fais endurer à ma famille ? A mes parents et à mes frères durant tant d’années ? Des visions d’horreurs, des cris, des pleurs. Mais combien de tonnes et de tonnes de douleur ais-je portées ? Je n’ai eu aucun contrôle sur moi-même. Ma vraie personnalité n’aurait jamais voulu cela.
Je ne sais pas pourquoi, mais je suis obligée de souffrir, je suis obligée. C’est ma punition.
Je vis pour la rédemption, de quelque chose que j’ai fais. Je ne sais pas où, je ne sais pas quand, peut être suis-je folle, mais cela me ronge de l’intérieur. Je dois obtenir un pardon. D’une erreur se trouvant dans cette vie, ou dans une autre. Tout ce que je sais, c’est que je veux ma sérénité et non une illusion qui endort. Je veux comprendre autre chose, je suis sure qu’il y a autre chose. Un truc profond dissimulé que je connais, un vide énorme que je me dois de combler avant de mourir. C’est une obligation, un besoin, je ne sais. Mais cela doit être effectué, sinon je ne grandirai pas.
vendredi 28 décembre 2007
mardi 25 décembre 2007
jeudi 20 décembre 2007
[ALPHABET]
Anonyme
Bric-à-brac,
cri
durable et
fastidieux,
gorge
halée :
imagine
juste
kidnapper
la mer
nougatine.
Opaque
profondeur
qui
reflète
stupidement
ton
UV.
Viens,
Wagnérienne
xénophile,
y
zigzager.
lundi 17 décembre 2007
16 décembre 2007, ou le jour où Selvie et moi nous sommes devenues des stars internationnales de la télévision.
massacre on silverscreen


Genre on a trop confiance en nous parce que ca y est on est des stars de la télé, on va prendre de la coke et sombrer dans la folies des grandeurs. On a vu des stars comme par exemple David (le crétin de plug TV) et on a même bu du vin.
Genre on a trop bon. On vient de sortir et un type nous a même raccompagnées et quelqu'un nous a klaxonnées dans la rue. Le rêve commence, ca sent déjà la gloire. Les cameramen trop sexy ont pas arrêté de nous regarder.
Voilà avant de partir on immortalise notre sentiment général de l'après midi on a complètement envouté les studios de RTLTVI. C'est sur, on prendra un jour la place de Vrébos. Et aussi cette photo va faire le tour du pays, de la super pub hyper conceptuelle avec un message profond. Selvie deviendra une mannequinestar et moi une photographestar. SUPER LA VIE \o/
on a même rencontré des vraies stars comme par exemple les filles de desesperate hosewifes, un truc de fou quoi. Selvie a posé ave elles, elle n'ont rien dit, elles étaient vraiment pas bavardes. Mais on dit que les acteurs son timides aprfois dans la vraie vie. 'Fin bref, on fait pas le même boulot, nous c'est beaucoup plus spirituel et toussa.
Oui c'est par là qu'on est rentrées, on est trop des VIP, ça fait très : Personne ne rentre ici à part vous! Direct tout le monde nous acueille, tout le monde est trop sympa avec nous. On nous chouchoutte. Elle nous a même appelées dans l'ascenseur pour savoir quand on arrivait pare qu'ils en pouvaient plus de nous attendre.
En partant, la secrétaire nous a dit : "Je ne vous met surtout pas dehors..."
CQFD : TBTS (trop bonnes trop stars)
PS :Pour ceux qui ne l'auraient pas compris : les photos sont véritables (oui Selvie et moi on a vraiment été à la télévision faire une interview et oui on en avait rien a fouttre et oui on s'est trop marrées ce jour là, on fut vraiment des stars. Mais les commentaires c'est de l'humour, j'y croyais pas vraiment qu'on allait devenir des stars (Selvie, j'ai toujours pas enlevé le maquillage, je me dis que demain, tout cela sera fini et on pourrait peut être se faire un maquillage permanent pour être des stars en permanence (genre le chauffeur du bus qui voulait meme nous donner sa bouteille d'eau (tellement c'etait chaud))) Non je m'emballe ou pas...)
vendredi 14 décembre 2007
Bouts d'histoire malade.
J'ai appris malgré moi à t'aimer Solitude.
Je t'ai senti battre mes tempes même lorsque le sommeil était trop fort. Je t'ai détestée, je t'ai trahie, je t'ai cachée. Avant de te savourer. Six longues années, surement plus, pour mentir. Les amis sont entrés, ont observé et sont partis. Enfuis ? J'en suis sure. Moi même je ne pense pas que je serais restée, plantée les bras ballants devant quelque chose qui dépasse toutes les raisons.
La première année fut secrète. Personne ne savait, ne voyait, ne voulait. Fermeture des portes. Or, doux paradoxe, je n'étais point seule. Dans ma tête. J'ai mis en route les procédés pour masquer, dissimuler, enjoliver. Ultime découverte : les autres sont naifs, ignorants ou purement aveugles. Je me familiarise avec une nouvelle souffrance : ma substitution n'est pas encore drogue. Mais ça viendra. Je n'oublierai pas l'odeur du sang seché dans les poils.
La seconde fut mi-teintée. Les pleurs ne pouvant plus être dissimulés, les crises se rapprochant les unes des autres, je ne pouvais plus camoufler. Quelques épaules sont passées par là, Débo... Et puis vint l'aveux. Les évènements ont commencé à me dépasser. mais depuis longtemps les limites avaient été franchies. Colère, cris, menaces. Je me ferme. les autres oublient.
L'année d'après fut un recommencement. Nouveaux horizons, nouvelles angoisses. Je cesse d'avancer définitivement. Rire à l'école, faire semblant tout le temps, pleurer dans le sang le soir. Seule avec toi Solitude. Des rencontres, Cindy... La peur nait cette année là, celle de laisser paraitre la vérité. J'ai appris à crever de chaud en été sous des tones de pulls, écharpes, mitaines. Moi j'ai jamais chaud. Je parle en mensonges et en foutaises. Puis les premiers échecs.
Un an plus tard apparait ma principale phobie, ma peur de l'abandon. Les autres sont dépassés par ce qui m'arrive. Ils s'éloignent pour se protéger. Et moi je meurs. Les crises sont là tous les jours. Les crises me pourchassent, m'emprisonnent et je les subis. Et puis Monsieur B me sauve la vie... Je me délie, j'étonne : non, je ne suis pas heureuse. Mais il n'y a plus personne pour m'écouter. Et déjà les chirurgiens me reconnaissent et les séjours en psychatrie me compressent. Mais je résiste, je peux y arriver seule. Mais je n'avance plus.
L'avant dernière année est la plus intense. Mes passions me dévorent. Je m'enfonce dans de fausses relations amoureuses. Je me suicide et reviens à la vie. Et je vois Cécile... C'est l'année des descentes dans le salon. Je crie, je hurle, les bras en sang, le sang partout, dans le salon, dans les yeux de mes parents. Et la ma première volonté enfin exprimée : je veux mourir. Je demande à celle qui m'a donné la vie de me la reprendre. Je deviens un cas aux urgences, je suis fichée. C'est l'année de la souffrance pure. Sans compromis. Mais sur la gueule en larme de ma mère, il y a le mot VIE qui subsiste.
La dernière année est celle qui va se terminer une semaine avant la Saint Valentin. C'est l'année du répis et du gout pour la Solitude. Une simple rupture, puis une simple promesse. Pour dire adieu à mon symptome principal. Mais c'est trop facile. D'autres sont apparus : l'excès dans les illicites, la conduite dangereuse en voiture et l'inconsciance dans un autre domaine qui me fait trop honte. C'est aussi l'année de Selvie...
La petite fille en moi est devenue grande? Je le dis mais j'en doute. Elle pleure toujours en moi, elle me fatigue toujours autant. On prend soin de soi, mais on recommence à s'endormir et après reviennent les illusions.
J'ai dis que je n'oubliais pas cette odeur. Elle vit dans mes narines et sa source baigne dans mes yeux qui se souviennent. Je sais qu'à tout moment, au nom de la passion torturante, je peux replonger. Faire comme avant : me transformer en robot, sortir dans le froid sans pull, les yeux rivés sur le sol mon ami , me rendre au magasin dans le rayon bricolage, prendre le kit de lames de rasoir, le payer, le déballer, le mettre dans mon sac, rentrer les yeux fixes, automatisme jusqu'à l'étage, retrouver l'odeur et la chaleur. Mourir. Puis me réveiller dans le blanc aseptisé et me rendre compte que je n'ai pas cligné des yeux depuis trois heures.
Aujourd'hui que l'on ne me dise plus que je suis responsable. que l'on ne m'ordonne plus de me controler. que l'on ne me traite plus de gamine égoiste et capricieuse. Car TOUT n'a jamais été fait que pour VOUS (en général). Des années entières (et qu'on ne me dise plus que le temps passe vite) à bouffer de la souffrance dans la solitude au milieu de vos corps. A la masquer pour vous éviter la culpabilité qui me rongait. Des années après et pour encore de longs hivers de Solitude, je vais essayer de la contenir car elle ne s'en ira jamais, elle. Ma putain de maladie, je vais vivre avec et je vais mourir avec. Pas la peine d'avoir pour moi pitié ou compassion. Car ce qui a le plus manqué à ma vie fut l'empathie. Pas la peine de regarder mes bras si c'est pour faire une remarque de frustrés écoeurés. Pas la peine, non, d'y fixer le regard si c'est pour en faire un commentaire débile. Mes cicatrices ne sont pas le dégout d'une vie mais le résultat d'une vie passionnée. Il y a là toute la nuance.
Je ne suis pas un monstre, ni une ado en quête d'identité. Et surtout : je ne suis pas sadomaso merci ! Je me suis retrouvée à un moment trop seule sur le chemin, j'ai contemplé trop longtemps des choses que je trouvais injustes dans notre monde "d'hommes" . Tout cela m'a envahie, n'a plus fait qu'un avec moi. Ma souffrance psychique est devenue tellement insupportable que j'ai du avoir recours à des procédés physiques qui auraient du la surpasser. J'ai appris à contrôler mes peurs avec le seul moyen qui fonctionnait. Après c'est devenu une addiction. Il est plus facile de mourir que de vivre. Je me suis endormie. Les jugements ne sont pas les bienvenus car ils ont trop de valeurs pour moi, alors gardez-les. Ne me parlez pas de sport, de yoga ou d'autres conneries saines. J'ai tout fait. Et malgré tout, j'ai toujours aimé la vie et aimé les autres. De mon angoisse sont nés de merveilleux enfants et mes souvenirs, je vous assure, ne sont pas si ternis que cela.
Je t'ai senti battre mes tempes même lorsque le sommeil était trop fort. Je t'ai détestée, je t'ai trahie, je t'ai cachée. Avant de te savourer. Six longues années, surement plus, pour mentir. Les amis sont entrés, ont observé et sont partis. Enfuis ? J'en suis sure. Moi même je ne pense pas que je serais restée, plantée les bras ballants devant quelque chose qui dépasse toutes les raisons.
La première année fut secrète. Personne ne savait, ne voyait, ne voulait. Fermeture des portes. Or, doux paradoxe, je n'étais point seule. Dans ma tête. J'ai mis en route les procédés pour masquer, dissimuler, enjoliver. Ultime découverte : les autres sont naifs, ignorants ou purement aveugles. Je me familiarise avec une nouvelle souffrance : ma substitution n'est pas encore drogue. Mais ça viendra. Je n'oublierai pas l'odeur du sang seché dans les poils.
La seconde fut mi-teintée. Les pleurs ne pouvant plus être dissimulés, les crises se rapprochant les unes des autres, je ne pouvais plus camoufler. Quelques épaules sont passées par là, Débo... Et puis vint l'aveux. Les évènements ont commencé à me dépasser. mais depuis longtemps les limites avaient été franchies. Colère, cris, menaces. Je me ferme. les autres oublient.
L'année d'après fut un recommencement. Nouveaux horizons, nouvelles angoisses. Je cesse d'avancer définitivement. Rire à l'école, faire semblant tout le temps, pleurer dans le sang le soir. Seule avec toi Solitude. Des rencontres, Cindy... La peur nait cette année là, celle de laisser paraitre la vérité. J'ai appris à crever de chaud en été sous des tones de pulls, écharpes, mitaines. Moi j'ai jamais chaud. Je parle en mensonges et en foutaises. Puis les premiers échecs.
Un an plus tard apparait ma principale phobie, ma peur de l'abandon. Les autres sont dépassés par ce qui m'arrive. Ils s'éloignent pour se protéger. Et moi je meurs. Les crises sont là tous les jours. Les crises me pourchassent, m'emprisonnent et je les subis. Et puis Monsieur B me sauve la vie... Je me délie, j'étonne : non, je ne suis pas heureuse. Mais il n'y a plus personne pour m'écouter. Et déjà les chirurgiens me reconnaissent et les séjours en psychatrie me compressent. Mais je résiste, je peux y arriver seule. Mais je n'avance plus.
L'avant dernière année est la plus intense. Mes passions me dévorent. Je m'enfonce dans de fausses relations amoureuses. Je me suicide et reviens à la vie. Et je vois Cécile... C'est l'année des descentes dans le salon. Je crie, je hurle, les bras en sang, le sang partout, dans le salon, dans les yeux de mes parents. Et la ma première volonté enfin exprimée : je veux mourir. Je demande à celle qui m'a donné la vie de me la reprendre. Je deviens un cas aux urgences, je suis fichée. C'est l'année de la souffrance pure. Sans compromis. Mais sur la gueule en larme de ma mère, il y a le mot VIE qui subsiste.
La dernière année est celle qui va se terminer une semaine avant la Saint Valentin. C'est l'année du répis et du gout pour la Solitude. Une simple rupture, puis une simple promesse. Pour dire adieu à mon symptome principal. Mais c'est trop facile. D'autres sont apparus : l'excès dans les illicites, la conduite dangereuse en voiture et l'inconsciance dans un autre domaine qui me fait trop honte. C'est aussi l'année de Selvie...
La petite fille en moi est devenue grande? Je le dis mais j'en doute. Elle pleure toujours en moi, elle me fatigue toujours autant. On prend soin de soi, mais on recommence à s'endormir et après reviennent les illusions.
J'ai dis que je n'oubliais pas cette odeur. Elle vit dans mes narines et sa source baigne dans mes yeux qui se souviennent. Je sais qu'à tout moment, au nom de la passion torturante, je peux replonger. Faire comme avant : me transformer en robot, sortir dans le froid sans pull, les yeux rivés sur le sol mon ami , me rendre au magasin dans le rayon bricolage, prendre le kit de lames de rasoir, le payer, le déballer, le mettre dans mon sac, rentrer les yeux fixes, automatisme jusqu'à l'étage, retrouver l'odeur et la chaleur. Mourir. Puis me réveiller dans le blanc aseptisé et me rendre compte que je n'ai pas cligné des yeux depuis trois heures.
Aujourd'hui que l'on ne me dise plus que je suis responsable. que l'on ne m'ordonne plus de me controler. que l'on ne me traite plus de gamine égoiste et capricieuse. Car TOUT n'a jamais été fait que pour VOUS (en général). Des années entières (et qu'on ne me dise plus que le temps passe vite) à bouffer de la souffrance dans la solitude au milieu de vos corps. A la masquer pour vous éviter la culpabilité qui me rongait. Des années après et pour encore de longs hivers de Solitude, je vais essayer de la contenir car elle ne s'en ira jamais, elle. Ma putain de maladie, je vais vivre avec et je vais mourir avec. Pas la peine d'avoir pour moi pitié ou compassion. Car ce qui a le plus manqué à ma vie fut l'empathie. Pas la peine de regarder mes bras si c'est pour faire une remarque de frustrés écoeurés. Pas la peine, non, d'y fixer le regard si c'est pour en faire un commentaire débile. Mes cicatrices ne sont pas le dégout d'une vie mais le résultat d'une vie passionnée. Il y a là toute la nuance.
Je ne suis pas un monstre, ni une ado en quête d'identité. Et surtout : je ne suis pas sadomaso merci ! Je me suis retrouvée à un moment trop seule sur le chemin, j'ai contemplé trop longtemps des choses que je trouvais injustes dans notre monde "d'hommes" . Tout cela m'a envahie, n'a plus fait qu'un avec moi. Ma souffrance psychique est devenue tellement insupportable que j'ai du avoir recours à des procédés physiques qui auraient du la surpasser. J'ai appris à contrôler mes peurs avec le seul moyen qui fonctionnait. Après c'est devenu une addiction. Il est plus facile de mourir que de vivre. Je me suis endormie. Les jugements ne sont pas les bienvenus car ils ont trop de valeurs pour moi, alors gardez-les. Ne me parlez pas de sport, de yoga ou d'autres conneries saines. J'ai tout fait. Et malgré tout, j'ai toujours aimé la vie et aimé les autres. De mon angoisse sont nés de merveilleux enfants et mes souvenirs, je vous assure, ne sont pas si ternis que cela.
dimanche 9 décembre 2007
La Quête [FOUTAISES part II]
Lettre à Toi qui est là mais que je ne connais pas encore.
Toi, Lui,
J’ai cherché sur ma route des centaines de fois sinon plus, des flammes et des gorgées qui m’auraient envahie de grâce. Je regrette de ne pouvoir te parler, mais je ne t’ai pas encore rencontré en moi. Pourtant, personne m’a dit qu’un jour, où l’air se fait rare et où les oiseaux volent bas dans les nuages, tu serais là. A mes pieds, à ma tête, à mes rêves, irrités.
Du regard, j’ai fouillé. Des mamelles ensemble et des ensembles en sang. J’aurais posé ma tête sur ton épaule et tu aurais regardé mes cheveux d’un air que je connais bien pour en avoir fantasmé.
Je revois des mains entremêlées dans les silences du soir. Je revois ces larmes qui n’auraient plus eu de raison d’être si Tu avais été là.
Dans ce monde que j’ai construit de mes mains, dans cette sueur que j’ai versée pour t’imaginer devant ma personne. Tu sais, ces choses qu’on ne dit jamais. Je les ai pensées si fort que j’espérais que de ton ailleurs tu les entendes. Ne fut-ce qu’un peu.
Si tu savais, j’ai eu peur de te perdre avant même d’avoir vu mes yeux dans les tiens.
Ces étoiles que tu aimes, je les ai gravées dans mon esprit. Comme cela, si on se croise dans un autre endroit que celui-ci, je les aurais emportées avec moi pour toi.
Si tu savais comme j’ai mal de ta mystérieuse présence dans mon ventre, si tu voyais comme j’ai mal de ce manque que je ne connais pourtant pas.
J’aurais mis ma main blottie dans la tienne et j’aurais dormi mes yeux posés sur toi.
Mais je sais déjà que tu n’arriveras jamais dans mon pays maudit. Dont la clé, je ne sais si elle a un jour existé. J’ai mal au ventre, tu sais, de me languir dans mon refuge. En espérant que tu viennes me sauver. Si un jour tu viens, je te donnerai cette lettre. Tu liras, ces lignes tapées de mes doigts meurtris sur ce clavier avec lequel je pense renaître. Tu comprendras, à quel point je t’ai imaginé vivant, à quel point je t’ai imaginé près de moi. Et tu n’auras pas peur, parce que tu auras déjà compris depuis le temps d’avant notre rencontre que notre ère se réveille du dessous, qu’une route s’ouvre devant nous et que jamais je ne cesserai de faire l’effort d’y rester à tes côtés. Je ne flancherai plus, tu seras cette lueur, qu’on m’avait un jour promise à un coin de vie. Je te promets qu’à chaque occasion que j’ai eue de te rencontrer, m’apercevant d’une erreur humaine, j’ai partagé. Mais sans jamais détourner l’esprit de ton existence et de notre Vie. Un corps pour essai, pour avoir l’âme à toi et pour avoir jour après jour des espoirs et autant de déceptions de te trouver. Parce que je te cherche, dans une odeur, dans un murmure ou dans un geste et même dans les passions et les pensées.
Le matin je me réveille, encore un jour sans tes mains. Un jour de plus à y penser.
Je te promets avoir regardé devant moi, tête haute ; ne te trouvant pas sur le sol. Je te promets des jours avec des soleils mille fois plus intenses que ceux que tu as pu connaître.
Je te promets de revenir te chercher où que tu tombes, même en enfer, même en éthyle, même en illicite. Je te promets des miroirs qui te rendrons tel, enfant et père. Je te promets de partir si tu me le demandes, sans bruits, sans regards et sans larmes parce que tu es cette vie si puissante à laquelle je pourrais renoncer avec dignité. Mais plus jamais alors, je ne saurai être comblée, tant le manque me rongera, tant ton souvenir m’obsèdera. Même si je suis déjà en ce souvenir futur. Je te promets des journées de lutte et de passion, des jours de repos et des nuits de veille inassouvies.
Je ne souhaite qu’une rapide entrée de ta part dans mon existence. Je me diviserai, j’oublierai que j’ai pu être mal et heureuse en même temps.
Je te promets de t’attendre sur le bord du chemin, toutes les secondes de lune et de nuits noires. Ma vie sans toi fut un trou sans fond, avec toi, elle sera lumière et pleine. Tu sauras tout de moi, des montagnes aux monts et merveilles, des gouffres et des rainures sombres et des courses à travers champs.
N’oublie jamais amour que tu es ma plus belle quête, que je resterais assoiffée de toi jusqu’à la fusion à laquelle j’aspire.
Si tu as vu en rêve mes yeux avant même que je te les présente, si tu as senti mon odeur dans ton intérieur, effleuré mes cheveux du bout des doigts avant même d’en avoir su la couleur, alors c’est que tu es Toi et que nous devons unir ce que le destin n’aurait jamais manqué.
J’entends déjà ton soupir faible dans mon oreille, amour, je jure que cette mélodie je ne l’ai pas inventée. Je te présenterai ma famille de chats et ils te reconnaitront aussi. On dira de nous qu’on est né collés, mais qu’importera alors les paroles d’autrui.
Je t’offrirai une place dans ma bulle pour tes repos plus sains. Je la briserai si tes arguments surpassent les miens. Je te perdrai cents fois, milles fois pour te retrouver et accroître ce que mon ventre ressent.
J’aurai des parfums de fleurs dans l’âme et des papillons voleront autour.
Si tu savais comme je t’attends, comme je te souhaite. Perdue sans cela.
Peut être que tu es déjà près de moi, à côté, dans l’ignorance partagée. Peut être… Alors, ces instants partagés dans l’inconnu, me sembleront plus savoureux pour les avoir niés tant de temps. Comme j’aimerais te voir. Déjà sous ma fenêtre. Peut être chanteras tu des odes à mon nom. Tu seras poète, tu seras auteur de mes jours et de leur beauté. Tu seras peintre.
Je vois les couleurs, les saveurs, les nuances. Seras tu enflammé ? Seras tu délicat ? Combleras-tu mon désordre de stabilité ? Je me moque d’un complément ou d’une ressemblance. Je te désire toi, tel quel. Et mon idée peut changer au fil que les jours coulent et découlent dans ma vie, les bases restent les mêmes, les fondements demeurent inchangés. Je sens aussi les frissons qui parcourent mon corps quand je te vois à mes côtés, endormi. Alors mes nuits seront sans sommeil et cette absence sera d’une telle volupté, que rien ne m’en détachera plus. Je dormirai enfin, souriante. Tu seras cette naissance, cette fleur qui éclot grâce à toi, qui fleurira pour toi et avec toi, qui se fanera avec toi, cendres avec toi. Le chemin, jusqu’au bout et même dans les abysses. Tu seras le commencement, l’oubli sera plaisir, rien n’aura de raisons ni le passé, oublié. Ni les souvenirs, de côté. Je te raconterai parfois avec douceur ma vie d’autrefois, et tu feras de même et nos paroles seront bues vice versa comme un bon vin blanc sucré. On critiquera gentiment les gens dans la rue. Riant, aimant. Je vois cette quiétude envahir le monde, et nous bercés par le flot des marrées. Je vois la mer. Montante et descendante, salée ou polluée. Mais je vois la mer avec toi, paradis. Je vais te rencontrer et sortir de ma déprime. Je ne sais quand mais je sais que le jour arrivera. Pardon de mettre du temps à sortir du refuge pour avoir plus de chances. J’espère croiser prochainement ton regard, au détour d’une rue, dans un bar, dans un bois. Je me relèverai et ton regard qui plongera dans le mien avec force me dira que je suis arrivée, que désormais tout ne sera que repos et tout alors, sera gagné.
Alors une histoire sera construite à partir de deux autres dont les ombres s’effaceront, comme une révérence à ce point de départ. Si tu savais comme ma Quête est devenue intense, comme je sens que je me rapproche, que je suis prête à te recevoir dans mon monde de petite fille, où les portes et les bras te sont ouverts à jamais, je te promets calme et volupté, aventures et passions. Les promesses murmurées seront écrites alors, sur nos peaux désirées. Amour sans toi tout est mystère, tu es la réponse à toutes mes questions, l’aboutissement de mes certitudes. Que ceux qui crieront à l’idéalisme s’ensanglantent dans notre bonheur à présent que je ne suis plus seule à le penser. La lassitude n’existera pas non plus, les rêves seront sans cesse renouvelés et exhaussés dans le jardin que je cultiverai pour toi. Ensemble épanoui, ensemble compléments d’identité, saches comme je t’ai fêté en silence tous les crépuscules qui m’ont été offerts. Les étoiles filantes que je te vouais, les beautés naturelles que j’ai retenues dans mon esprit pour te les offrir un jour. Aujourd’hui la vie nous offre une danse, l’ultime danse qui durera le temps de nos envies, je jure les miennes éternelles.
Tu chanteras pour moi des chansons. Je te vois en train de lire mes mots, je ne serai probablement pas à tes côtés, enfuie la petite fille. Ou je serais perdue dans tes pensées, savourant secondes après secondes, délectant cet instant qu’impatiente j’attends. Le regard fuyant, s’échappant timidement.
Je ne volerais plus jamais seule, je serai toujours accrochée à ton petit doigt et on s’envolera ensemble, tu verras amour ce pays imaginaire qui m’a bercée en rêvant.
Tu supporteras mon côté enfant aux caprices délicats, et mes larmes salées ou poivrées n’ouvriront que tes bras sur moi. Pas de courroux amour, jamais, tu comprendras mes peines et mes joies. Tu boiras ma sensibilité qui s’épanouira pour toi, je te vois aimant de mes jours et amants de mes nuits. Je n’aurai jamais la prétention de te posséder mais tu sauras que je suis bien à toi car je ne suis sur cette terre qu’un pantin animé par le désir de te reconnaître, je deviendrai en chair et en sang grâce à toi et peut-être aimerai-je ce même sang qui me vit si lasse de devoir l’écouler sous des meilleurs auspices. Je t’Aime, comme on aime une vie entière parce que, désiré, tu es mon plus savoureux espoir. Je t’imagine et je te parle, la nuit, en voiture, chaque seconde qui me sépare encore et encore de toi.
Je vais t’écrire ces mots avec la flamme que tu entretiens déjà sans le savoir. Tu verras le bien de ma personne, tu sentiras mon cœur battre pour l’humanité entière et nous partagerons ces passions qui me tiennent également en vie. Je t’emmènerai faire le tour du monde, le bon monde, celui dont j’ai rêvé en même temps que toi.
Nous danserons sur cet air que nous connaitrons par cœur pour en avoir inventé la mélodie, je te promets de maitriser les pas avant même de les avoir exécutés.
Mes silences seront fruités, pour te rassasier, je te jure amour, que je ne calculerai rien, ne sentirai rien que je pourrais prévoir, parce que ça sera bien.
Avec Toi et parce qu’avant toi, le vide n’avait pas de sens. Je remplirai les trous de mes rires, je réaliserai tes vœux car ils seront pareils aux miens. Je t’ouvrirai les voies de la renaissance, je construirai des ponts pour toi passer au dessus des obstacles. Je m’arrête sur la route, aujourd’hui pour t’attendre et t’appeler chaque jour, chaque seconde. Mon Infini, je pleure mais ces larmes ne me sembleront jamais vaines, elles ne seront qu’ombres au tableau de ma Quête.
Toi et ma vie entière ensemble sans fin et sans bout, d’une continuité et d’une évidence que tous envieront. Tes défauts seront des qualités que je boirai sans soif, j’aimerai les échecs autant que les victoires parce que face à toi je me sentirai égale.
Il n’y aura plus de peine, plus de souffrances mais de la joie, inchangée au fil du temps qui passe. Je respire déjà le même air que toi, marche sur le même sol que toi et regarde les mêmes étoiles que toi.
Maintenant,
J’ai ouvert les yeux encore un autre matin, et je t’ai vu à mes côtés, sentir ton souffle dans mon cou, tes bras deviennent une prison plaisir.
Alors les jours sans toi seront une torture à laquelle aucune grâce ne pourra se résoudre, seuls les jours avec toi me sauveront de l’abîme dans laquelle je me plongeais en ton absence. La vie sans toi sera un long fleuve de silence dans lequel je me noierais jusqu'à ce que tu reviennes et tout les mets retrouveront de leur saveur.
Un peu après,
Je sais que je vais me réveiller à côté de toi toujours maintenant, et ton odeur je l’ai toujours connue. Mon ventre relâchera sa pression et mon corps épanoui ne sera plus qu’un. J’aurai peur de te perdre et là, mes angoisses reviendront mais cela sera différent car tout le sera. Parce qu’avec toi ce ne sera plus de lendemains vains. Puisque je t’ai cherché et puisque maintenant tu es là avec moi, je cultiverai ces grâces intimes, non plus rien ne sera évident ou prévisible, seules ces choses que j’ai attendues me combleront et j’en pleure tous les jours le ciel de joie.
Je te promets le meilleur de moi-même, je te jure rires et larmes sans reproches. Je suis là et heureuse. Je pourrai m’accrocher à tes doigts sans craindre que tu ne t’en ailles et ta main sera emboitée dans mon cou d’une façon si sublime que rien ne retiendra le temps que je te réserve. Peut-être t’aurai-je idéalisé un peu trop, comme une petite fille, mais tu es cet idéal sans cheval blanc que mes rêves m’ont, un jour au creux d’une nuit, promis. Oh mon Infini, regarde le ciel pourra contenir tout le brouillard de la terre, rien ne ternira plus jamais ma vie comme elle le fut quand tu n’étais pas encore présent. Mes doigts trembleront sous la passion enivrante qui m’éveillera d’une longue agonie. Je t’ai attendu, je t’ai attendu, crois moi, bien plus que toute une vie, bien plus qu’une foule de vies antérieures à celle-ci. Avant même d’être là sans doute que ces destins furent liés. Comment pourrai-je te remercier d’être arrivé avant la fin ? Des larmes, amour, des larmes chaudes de douceur que je t’offre encore à cette heure. J’aurai peur, surement. Alors il te faudra apprivoiser mes blessures et comprendre les cicatrices pour ouvrir la boite qui contient les mots de cette lettre. Mais tu y arriveras parce que la clé est Toi. Je meurs sans toi près de moi, sans toi dans ma maison ou dans mes bras, je meurs de te savoir loin et j’ai mal de ne pas pouvoir ouvrir les yeux plus vite. J’ai peur que tu partes, que le vent te remporte comme la vie t’avait offert. Mais cette peur est courage parce que je ne te quitterai pas malgré elle. Je sais que ça va être difficile mais je suis prête déjà à en payer le prix.
Peut-être que je me dirai que la chance est trop belle pour moi et que le bonheur est éphémère mais jamais tu ne le sauras car ces pensées sans doute nuiront à ton épanouissement.
Tu ne seras jamais comme tous ces autres qui m’ont brulées les ailes avant. Tu les répareras précieusement avec tes mains. Et tu feras l’effort en respect d’au moins essayer d’être amoureux de moi un peu. Et si cela ne marche pas, amour, tu sais. Ce n’est pas grave.
Je peux partir si tu me le demandes mais pas sans mourir. Je peux contenir mes émotions à l’intérieur de mes yeux mais pas laisser les souvenirs me ronger. Avoir gouté à toi fut délice, rien après cela ne pourra jamais me saisir encore de surprises.
Je te vois, je te sens et cette envie me saoule de joie et d’exaltations. Je te pense et te dessine en écriture parce que je sais que tu es là. Comme mon cœur a saigné avant ton apparition, comme mon âme a retenu son souffle alors que nos yeux se mêlaient, comme la jalousie m’a titillée avec stupeur. Je ne savais pas qu’elle existait encore en moi. Je marche sur une route différente parce que mes amis t’aiment, mes frères t’aiment, mes chats te reconnaissent. Si tout est parfait comme je le pense, puisque je le sais dans mon corps que c’est toi alors nos routes se rejoignent et je me fous de savoir pour combien de temps. Je me lâcherai en projets plus tard parce qu’ils fleurissent vite et vite. J’ai tout oublié de l’avant, rien ne m’a marqué comme ça, je t’ai gardé en secret dans mon silence et maintenant avec toi mes cris sont étouffés sous ta présence. Je te jure, je te jure, des demains plus beaux. Je ne vois plus rien de très urgent dans cette vie qui sans toi n’a pas de fruits. Reveille toi encore près de moi longtemps et tu verras cette lumière valsant et berçante. Je marcherai derrière toi toujours amour. Et si devant je ne vois rien, ton corps sera ma lumière et mon ombre à la foi pure.
Je marcherai avec toi toujours amour. Et si les chastetés payent en or, ta passion sera ma félicité et mon âme le chemin.
N’oublie jamais que je t’ai cherché comme dans le désert on cherche de l’eau. Je pourrai tourner en rond, maintenant que tu as lu ces lignes c’est que je t’ai trouvé. Et il n’y a plus que cela qui compte désormais. Etre avec Toi.
Carole (copyright)
Toi, Lui,
J’ai cherché sur ma route des centaines de fois sinon plus, des flammes et des gorgées qui m’auraient envahie de grâce. Je regrette de ne pouvoir te parler, mais je ne t’ai pas encore rencontré en moi. Pourtant, personne m’a dit qu’un jour, où l’air se fait rare et où les oiseaux volent bas dans les nuages, tu serais là. A mes pieds, à ma tête, à mes rêves, irrités.
Du regard, j’ai fouillé. Des mamelles ensemble et des ensembles en sang. J’aurais posé ma tête sur ton épaule et tu aurais regardé mes cheveux d’un air que je connais bien pour en avoir fantasmé.
Je revois des mains entremêlées dans les silences du soir. Je revois ces larmes qui n’auraient plus eu de raison d’être si Tu avais été là.
Dans ce monde que j’ai construit de mes mains, dans cette sueur que j’ai versée pour t’imaginer devant ma personne. Tu sais, ces choses qu’on ne dit jamais. Je les ai pensées si fort que j’espérais que de ton ailleurs tu les entendes. Ne fut-ce qu’un peu.
Si tu savais, j’ai eu peur de te perdre avant même d’avoir vu mes yeux dans les tiens.
Ces étoiles que tu aimes, je les ai gravées dans mon esprit. Comme cela, si on se croise dans un autre endroit que celui-ci, je les aurais emportées avec moi pour toi.
Si tu savais comme j’ai mal de ta mystérieuse présence dans mon ventre, si tu voyais comme j’ai mal de ce manque que je ne connais pourtant pas.
J’aurais mis ma main blottie dans la tienne et j’aurais dormi mes yeux posés sur toi.
Mais je sais déjà que tu n’arriveras jamais dans mon pays maudit. Dont la clé, je ne sais si elle a un jour existé. J’ai mal au ventre, tu sais, de me languir dans mon refuge. En espérant que tu viennes me sauver. Si un jour tu viens, je te donnerai cette lettre. Tu liras, ces lignes tapées de mes doigts meurtris sur ce clavier avec lequel je pense renaître. Tu comprendras, à quel point je t’ai imaginé vivant, à quel point je t’ai imaginé près de moi. Et tu n’auras pas peur, parce que tu auras déjà compris depuis le temps d’avant notre rencontre que notre ère se réveille du dessous, qu’une route s’ouvre devant nous et que jamais je ne cesserai de faire l’effort d’y rester à tes côtés. Je ne flancherai plus, tu seras cette lueur, qu’on m’avait un jour promise à un coin de vie. Je te promets qu’à chaque occasion que j’ai eue de te rencontrer, m’apercevant d’une erreur humaine, j’ai partagé. Mais sans jamais détourner l’esprit de ton existence et de notre Vie. Un corps pour essai, pour avoir l’âme à toi et pour avoir jour après jour des espoirs et autant de déceptions de te trouver. Parce que je te cherche, dans une odeur, dans un murmure ou dans un geste et même dans les passions et les pensées.
Le matin je me réveille, encore un jour sans tes mains. Un jour de plus à y penser.
Je te promets avoir regardé devant moi, tête haute ; ne te trouvant pas sur le sol. Je te promets des jours avec des soleils mille fois plus intenses que ceux que tu as pu connaître.
Je te promets de revenir te chercher où que tu tombes, même en enfer, même en éthyle, même en illicite. Je te promets des miroirs qui te rendrons tel, enfant et père. Je te promets de partir si tu me le demandes, sans bruits, sans regards et sans larmes parce que tu es cette vie si puissante à laquelle je pourrais renoncer avec dignité. Mais plus jamais alors, je ne saurai être comblée, tant le manque me rongera, tant ton souvenir m’obsèdera. Même si je suis déjà en ce souvenir futur. Je te promets des journées de lutte et de passion, des jours de repos et des nuits de veille inassouvies.
Je ne souhaite qu’une rapide entrée de ta part dans mon existence. Je me diviserai, j’oublierai que j’ai pu être mal et heureuse en même temps.
Je te promets de t’attendre sur le bord du chemin, toutes les secondes de lune et de nuits noires. Ma vie sans toi fut un trou sans fond, avec toi, elle sera lumière et pleine. Tu sauras tout de moi, des montagnes aux monts et merveilles, des gouffres et des rainures sombres et des courses à travers champs.
N’oublie jamais amour que tu es ma plus belle quête, que je resterais assoiffée de toi jusqu’à la fusion à laquelle j’aspire.
Si tu as vu en rêve mes yeux avant même que je te les présente, si tu as senti mon odeur dans ton intérieur, effleuré mes cheveux du bout des doigts avant même d’en avoir su la couleur, alors c’est que tu es Toi et que nous devons unir ce que le destin n’aurait jamais manqué.
J’entends déjà ton soupir faible dans mon oreille, amour, je jure que cette mélodie je ne l’ai pas inventée. Je te présenterai ma famille de chats et ils te reconnaitront aussi. On dira de nous qu’on est né collés, mais qu’importera alors les paroles d’autrui.
Je t’offrirai une place dans ma bulle pour tes repos plus sains. Je la briserai si tes arguments surpassent les miens. Je te perdrai cents fois, milles fois pour te retrouver et accroître ce que mon ventre ressent.
J’aurai des parfums de fleurs dans l’âme et des papillons voleront autour.
Si tu savais comme je t’attends, comme je te souhaite. Perdue sans cela.
Peut être que tu es déjà près de moi, à côté, dans l’ignorance partagée. Peut être… Alors, ces instants partagés dans l’inconnu, me sembleront plus savoureux pour les avoir niés tant de temps. Comme j’aimerais te voir. Déjà sous ma fenêtre. Peut être chanteras tu des odes à mon nom. Tu seras poète, tu seras auteur de mes jours et de leur beauté. Tu seras peintre.
Je vois les couleurs, les saveurs, les nuances. Seras tu enflammé ? Seras tu délicat ? Combleras-tu mon désordre de stabilité ? Je me moque d’un complément ou d’une ressemblance. Je te désire toi, tel quel. Et mon idée peut changer au fil que les jours coulent et découlent dans ma vie, les bases restent les mêmes, les fondements demeurent inchangés. Je sens aussi les frissons qui parcourent mon corps quand je te vois à mes côtés, endormi. Alors mes nuits seront sans sommeil et cette absence sera d’une telle volupté, que rien ne m’en détachera plus. Je dormirai enfin, souriante. Tu seras cette naissance, cette fleur qui éclot grâce à toi, qui fleurira pour toi et avec toi, qui se fanera avec toi, cendres avec toi. Le chemin, jusqu’au bout et même dans les abysses. Tu seras le commencement, l’oubli sera plaisir, rien n’aura de raisons ni le passé, oublié. Ni les souvenirs, de côté. Je te raconterai parfois avec douceur ma vie d’autrefois, et tu feras de même et nos paroles seront bues vice versa comme un bon vin blanc sucré. On critiquera gentiment les gens dans la rue. Riant, aimant. Je vois cette quiétude envahir le monde, et nous bercés par le flot des marrées. Je vois la mer. Montante et descendante, salée ou polluée. Mais je vois la mer avec toi, paradis. Je vais te rencontrer et sortir de ma déprime. Je ne sais quand mais je sais que le jour arrivera. Pardon de mettre du temps à sortir du refuge pour avoir plus de chances. J’espère croiser prochainement ton regard, au détour d’une rue, dans un bar, dans un bois. Je me relèverai et ton regard qui plongera dans le mien avec force me dira que je suis arrivée, que désormais tout ne sera que repos et tout alors, sera gagné.
Alors une histoire sera construite à partir de deux autres dont les ombres s’effaceront, comme une révérence à ce point de départ. Si tu savais comme ma Quête est devenue intense, comme je sens que je me rapproche, que je suis prête à te recevoir dans mon monde de petite fille, où les portes et les bras te sont ouverts à jamais, je te promets calme et volupté, aventures et passions. Les promesses murmurées seront écrites alors, sur nos peaux désirées. Amour sans toi tout est mystère, tu es la réponse à toutes mes questions, l’aboutissement de mes certitudes. Que ceux qui crieront à l’idéalisme s’ensanglantent dans notre bonheur à présent que je ne suis plus seule à le penser. La lassitude n’existera pas non plus, les rêves seront sans cesse renouvelés et exhaussés dans le jardin que je cultiverai pour toi. Ensemble épanoui, ensemble compléments d’identité, saches comme je t’ai fêté en silence tous les crépuscules qui m’ont été offerts. Les étoiles filantes que je te vouais, les beautés naturelles que j’ai retenues dans mon esprit pour te les offrir un jour. Aujourd’hui la vie nous offre une danse, l’ultime danse qui durera le temps de nos envies, je jure les miennes éternelles.
Tu chanteras pour moi des chansons. Je te vois en train de lire mes mots, je ne serai probablement pas à tes côtés, enfuie la petite fille. Ou je serais perdue dans tes pensées, savourant secondes après secondes, délectant cet instant qu’impatiente j’attends. Le regard fuyant, s’échappant timidement.
Je ne volerais plus jamais seule, je serai toujours accrochée à ton petit doigt et on s’envolera ensemble, tu verras amour ce pays imaginaire qui m’a bercée en rêvant.
Tu supporteras mon côté enfant aux caprices délicats, et mes larmes salées ou poivrées n’ouvriront que tes bras sur moi. Pas de courroux amour, jamais, tu comprendras mes peines et mes joies. Tu boiras ma sensibilité qui s’épanouira pour toi, je te vois aimant de mes jours et amants de mes nuits. Je n’aurai jamais la prétention de te posséder mais tu sauras que je suis bien à toi car je ne suis sur cette terre qu’un pantin animé par le désir de te reconnaître, je deviendrai en chair et en sang grâce à toi et peut-être aimerai-je ce même sang qui me vit si lasse de devoir l’écouler sous des meilleurs auspices. Je t’Aime, comme on aime une vie entière parce que, désiré, tu es mon plus savoureux espoir. Je t’imagine et je te parle, la nuit, en voiture, chaque seconde qui me sépare encore et encore de toi.
Je vais t’écrire ces mots avec la flamme que tu entretiens déjà sans le savoir. Tu verras le bien de ma personne, tu sentiras mon cœur battre pour l’humanité entière et nous partagerons ces passions qui me tiennent également en vie. Je t’emmènerai faire le tour du monde, le bon monde, celui dont j’ai rêvé en même temps que toi.
Nous danserons sur cet air que nous connaitrons par cœur pour en avoir inventé la mélodie, je te promets de maitriser les pas avant même de les avoir exécutés.
Mes silences seront fruités, pour te rassasier, je te jure amour, que je ne calculerai rien, ne sentirai rien que je pourrais prévoir, parce que ça sera bien.
Avec Toi et parce qu’avant toi, le vide n’avait pas de sens. Je remplirai les trous de mes rires, je réaliserai tes vœux car ils seront pareils aux miens. Je t’ouvrirai les voies de la renaissance, je construirai des ponts pour toi passer au dessus des obstacles. Je m’arrête sur la route, aujourd’hui pour t’attendre et t’appeler chaque jour, chaque seconde. Mon Infini, je pleure mais ces larmes ne me sembleront jamais vaines, elles ne seront qu’ombres au tableau de ma Quête.
Toi et ma vie entière ensemble sans fin et sans bout, d’une continuité et d’une évidence que tous envieront. Tes défauts seront des qualités que je boirai sans soif, j’aimerai les échecs autant que les victoires parce que face à toi je me sentirai égale.
Il n’y aura plus de peine, plus de souffrances mais de la joie, inchangée au fil du temps qui passe. Je respire déjà le même air que toi, marche sur le même sol que toi et regarde les mêmes étoiles que toi.
Maintenant,
J’ai ouvert les yeux encore un autre matin, et je t’ai vu à mes côtés, sentir ton souffle dans mon cou, tes bras deviennent une prison plaisir.
Alors les jours sans toi seront une torture à laquelle aucune grâce ne pourra se résoudre, seuls les jours avec toi me sauveront de l’abîme dans laquelle je me plongeais en ton absence. La vie sans toi sera un long fleuve de silence dans lequel je me noierais jusqu'à ce que tu reviennes et tout les mets retrouveront de leur saveur.
Un peu après,
Je sais que je vais me réveiller à côté de toi toujours maintenant, et ton odeur je l’ai toujours connue. Mon ventre relâchera sa pression et mon corps épanoui ne sera plus qu’un. J’aurai peur de te perdre et là, mes angoisses reviendront mais cela sera différent car tout le sera. Parce qu’avec toi ce ne sera plus de lendemains vains. Puisque je t’ai cherché et puisque maintenant tu es là avec moi, je cultiverai ces grâces intimes, non plus rien ne sera évident ou prévisible, seules ces choses que j’ai attendues me combleront et j’en pleure tous les jours le ciel de joie.
Je te promets le meilleur de moi-même, je te jure rires et larmes sans reproches. Je suis là et heureuse. Je pourrai m’accrocher à tes doigts sans craindre que tu ne t’en ailles et ta main sera emboitée dans mon cou d’une façon si sublime que rien ne retiendra le temps que je te réserve. Peut-être t’aurai-je idéalisé un peu trop, comme une petite fille, mais tu es cet idéal sans cheval blanc que mes rêves m’ont, un jour au creux d’une nuit, promis. Oh mon Infini, regarde le ciel pourra contenir tout le brouillard de la terre, rien ne ternira plus jamais ma vie comme elle le fut quand tu n’étais pas encore présent. Mes doigts trembleront sous la passion enivrante qui m’éveillera d’une longue agonie. Je t’ai attendu, je t’ai attendu, crois moi, bien plus que toute une vie, bien plus qu’une foule de vies antérieures à celle-ci. Avant même d’être là sans doute que ces destins furent liés. Comment pourrai-je te remercier d’être arrivé avant la fin ? Des larmes, amour, des larmes chaudes de douceur que je t’offre encore à cette heure. J’aurai peur, surement. Alors il te faudra apprivoiser mes blessures et comprendre les cicatrices pour ouvrir la boite qui contient les mots de cette lettre. Mais tu y arriveras parce que la clé est Toi. Je meurs sans toi près de moi, sans toi dans ma maison ou dans mes bras, je meurs de te savoir loin et j’ai mal de ne pas pouvoir ouvrir les yeux plus vite. J’ai peur que tu partes, que le vent te remporte comme la vie t’avait offert. Mais cette peur est courage parce que je ne te quitterai pas malgré elle. Je sais que ça va être difficile mais je suis prête déjà à en payer le prix.
Peut-être que je me dirai que la chance est trop belle pour moi et que le bonheur est éphémère mais jamais tu ne le sauras car ces pensées sans doute nuiront à ton épanouissement.
Tu ne seras jamais comme tous ces autres qui m’ont brulées les ailes avant. Tu les répareras précieusement avec tes mains. Et tu feras l’effort en respect d’au moins essayer d’être amoureux de moi un peu. Et si cela ne marche pas, amour, tu sais. Ce n’est pas grave.
Je peux partir si tu me le demandes mais pas sans mourir. Je peux contenir mes émotions à l’intérieur de mes yeux mais pas laisser les souvenirs me ronger. Avoir gouté à toi fut délice, rien après cela ne pourra jamais me saisir encore de surprises.
Je te vois, je te sens et cette envie me saoule de joie et d’exaltations. Je te pense et te dessine en écriture parce que je sais que tu es là. Comme mon cœur a saigné avant ton apparition, comme mon âme a retenu son souffle alors que nos yeux se mêlaient, comme la jalousie m’a titillée avec stupeur. Je ne savais pas qu’elle existait encore en moi. Je marche sur une route différente parce que mes amis t’aiment, mes frères t’aiment, mes chats te reconnaissent. Si tout est parfait comme je le pense, puisque je le sais dans mon corps que c’est toi alors nos routes se rejoignent et je me fous de savoir pour combien de temps. Je me lâcherai en projets plus tard parce qu’ils fleurissent vite et vite. J’ai tout oublié de l’avant, rien ne m’a marqué comme ça, je t’ai gardé en secret dans mon silence et maintenant avec toi mes cris sont étouffés sous ta présence. Je te jure, je te jure, des demains plus beaux. Je ne vois plus rien de très urgent dans cette vie qui sans toi n’a pas de fruits. Reveille toi encore près de moi longtemps et tu verras cette lumière valsant et berçante. Je marcherai derrière toi toujours amour. Et si devant je ne vois rien, ton corps sera ma lumière et mon ombre à la foi pure.
Je marcherai avec toi toujours amour. Et si les chastetés payent en or, ta passion sera ma félicité et mon âme le chemin.
N’oublie jamais que je t’ai cherché comme dans le désert on cherche de l’eau. Je pourrai tourner en rond, maintenant que tu as lu ces lignes c’est que je t’ai trouvé. Et il n’y a plus que cela qui compte désormais. Etre avec Toi.
Carole (copyright)
FOUTAISES part II
[SOUVENIR/SOUPIR]
Le soleil parcoure la chambre. Les rayons touchent mon corps. Et je vous vois.
Mes bras sont dépourvus de surface. Les poils sont parcimonieusement dispensés sur ma peau. Par endroits absents, par d’autres en bataille. Mais toujours clairs. D’un seul coup, c’est le passé qui resurgit, les souvenirs qui éblouissent. Les douleurs toujours plus fortes et les bonheurs plus intenses. Je ressens le monde entier. En moi, vogue encore la mélancolie. Je peux faire pareil avec mes mollets, avec ma joue droite, avec mes cuisses… Je peux me souvenir de tout mais pas de celle que je fus à votre époque. Je vous vois. Et le sang qui vous bordait revit dans mes tempes. Le manque se fait espérer. Ce fut bien plus qu’une addiction, une vie ! Face à vous, d’autres m’ont donné leur propre version : tombée dans les orties, battue par un homme, fille des cités, méchante quand j’étais jeune… Mais ma jeunesse est toujours là. Vous étiez mes rêves. Je vous vivais à fond. Ma barrière pour les autres, mon miroir d’existence. Le pâle reflet, l’absurdité de la passion. Mon écriture dépendait de vous, mes larmes également. Je ne peux dire aujourd’hui ce qu’il me reste de vous, ce qui ressort de cette relation. Sans doute est-il trop tôt encore. Mais j’ai couru, j’ai attendu et j’ai vu. J’ai senti les blessures dans la chair et le soleil trop vif qui éblouit le visage baigné de larmes. Je suis passée du coq à l’âne, de la pluie au beau temps, du sommeil profond au réveil trop brusque, des échecs certains aux réussites approximatives. Je vous demande de rester, en preuves uniques et gravées sur ma peau et dans mon être. Le monde endormi se réveille ; je ne pouvais vivre sans vous. Je vous buvais, vous caressais, vous méprisais.
« Chaque douleur humaine sens le pour toi comme une honte. »
Mes bras sont dépourvus de surface. Les poils sont parcimonieusement dispensés sur ma peau. Par endroits absents, par d’autres en bataille. Mais toujours clairs. D’un seul coup, c’est le passé qui resurgit, les souvenirs qui éblouissent. Les douleurs toujours plus fortes et les bonheurs plus intenses. Je ressens le monde entier. En moi, vogue encore la mélancolie. Je peux faire pareil avec mes mollets, avec ma joue droite, avec mes cuisses… Je peux me souvenir de tout mais pas de celle que je fus à votre époque. Je vous vois. Et le sang qui vous bordait revit dans mes tempes. Le manque se fait espérer. Ce fut bien plus qu’une addiction, une vie ! Face à vous, d’autres m’ont donné leur propre version : tombée dans les orties, battue par un homme, fille des cités, méchante quand j’étais jeune… Mais ma jeunesse est toujours là. Vous étiez mes rêves. Je vous vivais à fond. Ma barrière pour les autres, mon miroir d’existence. Le pâle reflet, l’absurdité de la passion. Mon écriture dépendait de vous, mes larmes également. Je ne peux dire aujourd’hui ce qu’il me reste de vous, ce qui ressort de cette relation. Sans doute est-il trop tôt encore. Mais j’ai couru, j’ai attendu et j’ai vu. J’ai senti les blessures dans la chair et le soleil trop vif qui éblouit le visage baigné de larmes. Je suis passée du coq à l’âne, de la pluie au beau temps, du sommeil profond au réveil trop brusque, des échecs certains aux réussites approximatives. Je vous demande de rester, en preuves uniques et gravées sur ma peau et dans mon être. Le monde endormi se réveille ; je ne pouvais vivre sans vous. Je vous buvais, vous caressais, vous méprisais.
« Chaque douleur humaine sens le pour toi comme une honte. »
mardi 4 décembre 2007
lundi 3 décembre 2007
par les deux bouts [DU JOUR]
Continue à t'éclater comme ça, Carole.
Et t'étonnes pas si ta santé part en couilles.
!!!
Et t'étonnes pas si ta santé part en couilles.
!!!
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