vendredi 28 décembre 2007

Mes nuits d'insomnies.

Peut être que si tu arrives à l’écrire aujourd’hui, alors tu pourras aider des gens à survivre avec ça. Ma maladie durera toute ma vie. Je le crois et l’espère. Je ne pense pas qu’elle pourra s’en aller mais je crois qu’elle devra s’adapter. Borderline. Encore aujourd’hui je ne peux prononcer ces mots tout hauts. Ils ne sortent pas. Les deux plus douloureux symptômes que j’ai supportés furent l’automutilation et la peur de l’abandon. Les deux étant indéniablement liés. Comme du lierre qui aurait recouvert entièrement toute une maison. Impossible à enlever ou alors des années pour l’arracher. J’ai enduré ces années. Elles m’ont meurtries, m’ont laissé des marques que je dois très souvent présenter aux autres. Comment faire pour ne pas que les gens s’en aillent ? Voilà la question qui m’a obsédée. Six longues années, peut être plus. La première fois que je me suis mutilée, j’avais 16ans. J’avais un petit ami, mais notre relation était baignée de culpabilité incessante. C’est vers la fin que je suis partie en délire sans fin… jusqu’à maintenant. C’était le 24 janvier 2001 exactement, nous nous étions disputés et il m’avait ignorée à une soirée. La peur de l’abandon m’a alors saisie. Je ne sais dire si c’était la première fois, mais à ce moment là, tout fut tellement si personnel. Je ne me souviens plus des coupures, je me souviens que c’était grave. J’avais 16 ans, j’étais si jeune. Le lendemain, j’ai été obligée de tout dire à ma mère. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Il y a eut des menaces et tellement d’incompréhension. Tellement. Dans une famille où rien n’est jamais assez bien fait, ce fut le drame sur lequel mes parents ont immédiatement fermé les yeux. Après, tout l’univers a conspiré contre moi. Ou du moins, c’est l’impression que j’ai eue. Il y a toute ma vie qui s’entremêle dans ces instants. Dans ces nuits et dans cette odeur de sang. Un an et demi durant, j’ai été seule. Et je n’ai rien fait pour aller mieux. Mais qui se serait occupé de moi ? Qui ? Par la suite, 3 ans et demi d’aveux et un an d’abstinence. Je regrette tellement de choses, j’ai fait souffrir tellement de gens et je continue à en faire souffrir. Tellement d’amis sont partis par ma faute. A cause de cette maladie que je ne savais porter. Qu’ais-je fais endurer à ma famille ? A mes parents et à mes frères durant tant d’années ? Des visions d’horreurs, des cris, des pleurs. Mais combien de tonnes et de tonnes de douleur ais-je portées ? Je n’ai eu aucun contrôle sur moi-même. Ma vraie personnalité n’aurait jamais voulu cela.

Je ne sais pas pourquoi, mais je suis obligée de souffrir, je suis obligée. C’est ma punition.
Je vis pour la rédemption, de quelque chose que j’ai fais. Je ne sais pas où, je ne sais pas quand, peut être suis-je folle, mais cela me ronge de l’intérieur. Je dois obtenir un pardon. D’une erreur se trouvant dans cette vie, ou dans une autre. Tout ce que je sais, c’est que je veux ma sérénité et non une illusion qui endort. Je veux comprendre autre chose, je suis sure qu’il y a autre chose. Un truc profond dissimulé que je connais, un vide énorme que je me dois de combler avant de mourir. C’est une obligation, un besoin, je ne sais. Mais cela doit être effectué, sinon je ne grandirai pas.

mardi 25 décembre 2007

Et Noël fut sauvé...




Muahaha ma main dans ta gueule??














Muahahaha

jeudi 20 décembre 2007

[ALPHABET]

Anonyme
Bric-à-brac,
cri
durable et
fastidieux,
gorge
halée :
imagine
juste
kidnapper
la mer
nougatine.
Opaque
profondeur
qui
reflète
stupidement
ton
UV.
Viens,
Wagnérienne
xénophile,
y
zigzager.

lundi 17 décembre 2007

16 décembre 2007, ou le jour où Selvie et moi nous sommes devenues des stars internationnales de la télévision.

massacre on silverscreen


Voilà avant de partir on immortalise notre sentiment général de l'après midi on a complètement envouté les studios de RTLTVI. C'est sur, on prendra un jour la place de Vrébos. Et aussi cette photo va faire le tour du pays, de la super pub hyper conceptuelle avec un message profond. Selvie deviendra une mannequinestar et moi une photographestar. SUPER LA VIE \o/




on a même rencontré des vraies stars comme par exemple les filles de desesperate hosewifes, un truc de fou quoi. Selvie a posé ave elles, elle n'ont rien dit, elles étaient vraiment pas bavardes. Mais on dit que les acteurs son timides aprfois dans la vraie vie. 'Fin bref, on fait pas le même boulot, nous c'est beaucoup plus spirituel et toussa.



Oui c'est par là qu'on est rentrées, on est trop des VIP, ça fait très : Personne ne rentre ici à part vous! Direct tout le monde nous acueille, tout le monde est trop sympa avec nous. On nous chouchoutte. Elle nous a même appelées dans l'ascenseur pour savoir quand on arrivait pare qu'ils en pouvaient plus de nous attendre.

Genre on a trop confiance en nous parce que ca y est on est des stars de la télé, on va prendre de la coke et sombrer dans la folies des grandeurs. On a vu des stars comme par exemple David (le crétin de plug TV) et on a même bu du vin.

Genre on a trop bon. On vient de sortir et un type nous a même raccompagnées et quelqu'un nous a klaxonnées dans la rue. Le rêve commence, ca sent déjà la gloire. Les cameramen trop sexy ont pas arrêté de nous regarder.




































En partant, la secrétaire nous a dit : "Je ne vous met surtout pas dehors..."


CQFD : TBTS (trop bonnes trop stars)






PS :Pour ceux qui ne l'auraient pas compris : les photos sont véritables (oui Selvie et moi on a vraiment été à la télévision faire une interview et oui on en avait rien a fouttre et oui on s'est trop marrées ce jour là, on fut vraiment des stars. Mais les commentaires c'est de l'humour, j'y croyais pas vraiment qu'on allait devenir des stars (Selvie, j'ai toujours pas enlevé le maquillage, je me dis que demain, tout cela sera fini et on pourrait peut être se faire un maquillage permanent pour être des stars en permanence (genre le chauffeur du bus qui voulait meme nous donner sa bouteille d'eau (tellement c'etait chaud))) Non je m'emballe ou pas...)


vendredi 14 décembre 2007

Bouts d'histoire malade.

J'ai appris malgré moi à t'aimer Solitude.
Je t'ai senti battre mes tempes même lorsque le sommeil était trop fort. Je t'ai détestée, je t'ai trahie, je t'ai cachée. Avant de te savourer. Six longues années, surement plus, pour mentir. Les amis sont entrés, ont observé et sont partis. Enfuis ? J'en suis sure. Moi même je ne pense pas que je serais restée, plantée les bras ballants devant quelque chose qui dépasse toutes les raisons.
La première année fut secrète. Personne ne savait, ne voyait, ne voulait. Fermeture des portes. Or, doux paradoxe, je n'étais point seule. Dans ma tête. J'ai mis en route les procédés pour masquer, dissimuler, enjoliver. Ultime découverte : les autres sont naifs, ignorants ou purement aveugles. Je me familiarise avec une nouvelle souffrance : ma substitution n'est pas encore drogue. Mais ça viendra. Je n'oublierai pas l'odeur du sang seché dans les poils.
La seconde fut mi-teintée. Les pleurs ne pouvant plus être dissimulés, les crises se rapprochant les unes des autres, je ne pouvais plus camoufler. Quelques épaules sont passées par là, Débo... Et puis vint l'aveux. Les évènements ont commencé à me dépasser. mais depuis longtemps les limites avaient été franchies. Colère, cris, menaces. Je me ferme. les autres oublient.
L'année d'après fut un recommencement. Nouveaux horizons, nouvelles angoisses. Je cesse d'avancer définitivement. Rire à l'école, faire semblant tout le temps, pleurer dans le sang le soir. Seule avec toi Solitude. Des rencontres, Cindy... La peur nait cette année là, celle de laisser paraitre la vérité. J'ai appris à crever de chaud en été sous des tones de pulls, écharpes, mitaines. Moi j'ai jamais chaud. Je parle en mensonges et en foutaises. Puis les premiers échecs.
Un an plus tard apparait ma principale phobie, ma peur de l'abandon. Les autres sont dépassés par ce qui m'arrive. Ils s'éloignent pour se protéger. Et moi je meurs. Les crises sont là tous les jours. Les crises me pourchassent, m'emprisonnent et je les subis. Et puis Monsieur B me sauve la vie... Je me délie, j'étonne : non, je ne suis pas heureuse. Mais il n'y a plus personne pour m'écouter. Et déjà les chirurgiens me reconnaissent et les séjours en psychatrie me compressent. Mais je résiste, je peux y arriver seule. Mais je n'avance plus.
L'avant dernière année est la plus intense. Mes passions me dévorent. Je m'enfonce dans de fausses relations amoureuses. Je me suicide et reviens à la vie. Et je vois Cécile... C'est l'année des descentes dans le salon. Je crie, je hurle, les bras en sang, le sang partout, dans le salon, dans les yeux de mes parents. Et la ma première volonté enfin exprimée : je veux mourir. Je demande à celle qui m'a donné la vie de me la reprendre. Je deviens un cas aux urgences, je suis fichée. C'est l'année de la souffrance pure. Sans compromis. Mais sur la gueule en larme de ma mère, il y a le mot VIE qui subsiste.
La dernière année est celle qui va se terminer une semaine avant la Saint Valentin. C'est l'année du répis et du gout pour la Solitude. Une simple rupture, puis une simple promesse. Pour dire adieu à mon symptome principal. Mais c'est trop facile. D'autres sont apparus : l'excès dans les illicites, la conduite dangereuse en voiture et l'inconsciance dans un autre domaine qui me fait trop honte. C'est aussi l'année de Selvie...

La petite fille en moi est devenue grande? Je le dis mais j'en doute. Elle pleure toujours en moi, elle me fatigue toujours autant. On prend soin de soi, mais on recommence à s'endormir et après reviennent les illusions.
J'ai dis que je n'oubliais pas cette odeur. Elle vit dans mes narines et sa source baigne dans mes yeux qui se souviennent. Je sais qu'à tout moment, au nom de la passion torturante, je peux replonger. Faire comme avant : me transformer en robot, sortir dans le froid sans pull, les yeux rivés sur le sol mon ami , me rendre au magasin dans le rayon bricolage, prendre le kit de lames de rasoir, le payer, le déballer, le mettre dans mon sac, rentrer les yeux fixes, automatisme jusqu'à l'étage, retrouver l'odeur et la chaleur. Mourir. Puis me réveiller dans le blanc aseptisé et me rendre compte que je n'ai pas cligné des yeux depuis trois heures.
Aujourd'hui que l'on ne me dise plus que je suis responsable. que l'on ne m'ordonne plus de me controler. que l'on ne me traite plus de gamine égoiste et capricieuse. Car TOUT n'a jamais été fait que pour VOUS (en général). Des années entières (et qu'on ne me dise plus que le temps passe vite) à bouffer de la souffrance dans la solitude au milieu de vos corps. A la masquer pour vous éviter la culpabilité qui me rongait. Des années après et pour encore de longs hivers de Solitude, je vais essayer de la contenir car elle ne s'en ira jamais, elle. Ma putain de maladie, je vais vivre avec et je vais mourir avec. Pas la peine d'avoir pour moi pitié ou compassion. Car ce qui a le plus manqué à ma vie fut l'empathie. Pas la peine de regarder mes bras si c'est pour faire une remarque de frustrés écoeurés. Pas la peine, non, d'y fixer le regard si c'est pour en faire un commentaire débile. Mes cicatrices ne sont pas le dégout d'une vie mais le résultat d'une vie passionnée. Il y a là toute la nuance.
Je ne suis pas un monstre, ni une ado en quête d'identité. Et surtout : je ne suis pas sadomaso merci ! Je me suis retrouvée à un moment trop seule sur le chemin, j'ai contemplé trop longtemps des choses que je trouvais injustes dans notre monde "d'hommes" . Tout cela m'a envahie, n'a plus fait qu'un avec moi. Ma souffrance psychique est devenue tellement insupportable que j'ai du avoir recours à des procédés physiques qui auraient du la surpasser. J'ai appris à contrôler mes peurs avec le seul moyen qui fonctionnait. Après c'est devenu une addiction. Il est plus facile de mourir que de vivre. Je me suis endormie. Les jugements ne sont pas les bienvenus car ils ont trop de valeurs pour moi, alors gardez-les. Ne me parlez pas de sport, de yoga ou d'autres conneries saines. J'ai tout fait. Et malgré tout, j'ai toujours aimé la vie et aimé les autres. De mon angoisse sont nés de merveilleux enfants et mes souvenirs, je vous assure, ne sont pas si ternis que cela.

dimanche 9 décembre 2007

La Quête [FOUTAISES part II]

Lettre à Toi qui est là mais que je ne connais pas encore.

Toi, Lui,
J’ai cherché sur ma route des centaines de fois sinon plus, des flammes et des gorgées qui m’auraient envahie de grâce. Je regrette de ne pouvoir te parler, mais je ne t’ai pas encore rencontré en moi. Pourtant, personne m’a dit qu’un jour, où l’air se fait rare et où les oiseaux volent bas dans les nuages, tu serais là. A mes pieds, à ma tête, à mes rêves, irrités.
Du regard, j’ai fouillé. Des mamelles ensemble et des ensembles en sang. J’aurais posé ma tête sur ton épaule et tu aurais regardé mes cheveux d’un air que je connais bien pour en avoir fantasmé.
Je revois des mains entremêlées dans les silences du soir. Je revois ces larmes qui n’auraient plus eu de raison d’être si Tu avais été là.
Dans ce monde que j’ai construit de mes mains, dans cette sueur que j’ai versée pour t’imaginer devant ma personne. Tu sais, ces choses qu’on ne dit jamais. Je les ai pensées si fort que j’espérais que de ton ailleurs tu les entendes. Ne fut-ce qu’un peu.
Si tu savais, j’ai eu peur de te perdre avant même d’avoir vu mes yeux dans les tiens.
Ces étoiles que tu aimes, je les ai gravées dans mon esprit. Comme cela, si on se croise dans un autre endroit que celui-ci, je les aurais emportées avec moi pour toi.
Si tu savais comme j’ai mal de ta mystérieuse présence dans mon ventre, si tu voyais comme j’ai mal de ce manque que je ne connais pourtant pas.
J’aurais mis ma main blottie dans la tienne et j’aurais dormi mes yeux posés sur toi.
Mais je sais déjà que tu n’arriveras jamais dans mon pays maudit. Dont la clé, je ne sais si elle a un jour existé. J’ai mal au ventre, tu sais, de me languir dans mon refuge. En espérant que tu viennes me sauver. Si un jour tu viens, je te donnerai cette lettre. Tu liras, ces lignes tapées de mes doigts meurtris sur ce clavier avec lequel je pense renaître. Tu comprendras, à quel point je t’ai imaginé vivant, à quel point je t’ai imaginé près de moi. Et tu n’auras pas peur, parce que tu auras déjà compris depuis le temps d’avant notre rencontre que notre ère se réveille du dessous, qu’une route s’ouvre devant nous et que jamais je ne cesserai de faire l’effort d’y rester à tes côtés. Je ne flancherai plus, tu seras cette lueur, qu’on m’avait un jour promise à un coin de vie. Je te promets qu’à chaque occasion que j’ai eue de te rencontrer, m’apercevant d’une erreur humaine, j’ai partagé. Mais sans jamais détourner l’esprit de ton existence et de notre Vie. Un corps pour essai, pour avoir l’âme à toi et pour avoir jour après jour des espoirs et autant de déceptions de te trouver. Parce que je te cherche, dans une odeur, dans un murmure ou dans un geste et même dans les passions et les pensées.
Le matin je me réveille, encore un jour sans tes mains. Un jour de plus à y penser.
Je te promets avoir regardé devant moi, tête haute ; ne te trouvant pas sur le sol. Je te promets des jours avec des soleils mille fois plus intenses que ceux que tu as pu connaître.
Je te promets de revenir te chercher où que tu tombes, même en enfer, même en éthyle, même en illicite. Je te promets des miroirs qui te rendrons tel, enfant et père. Je te promets de partir si tu me le demandes, sans bruits, sans regards et sans larmes parce que tu es cette vie si puissante à laquelle je pourrais renoncer avec dignité. Mais plus jamais alors, je ne saurai être comblée, tant le manque me rongera, tant ton souvenir m’obsèdera. Même si je suis déjà en ce souvenir futur. Je te promets des journées de lutte et de passion, des jours de repos et des nuits de veille inassouvies.


Je ne souhaite qu’une rapide entrée de ta part dans mon existence. Je me diviserai, j’oublierai que j’ai pu être mal et heureuse en même temps.
Je te promets de t’attendre sur le bord du chemin, toutes les secondes de lune et de nuits noires. Ma vie sans toi fut un trou sans fond, avec toi, elle sera lumière et pleine. Tu sauras tout de moi, des montagnes aux monts et merveilles, des gouffres et des rainures sombres et des courses à travers champs.
N’oublie jamais amour que tu es ma plus belle quête, que je resterais assoiffée de toi jusqu’à la fusion à laquelle j’aspire.
Si tu as vu en rêve mes yeux avant même que je te les présente, si tu as senti mon odeur dans ton intérieur, effleuré mes cheveux du bout des doigts avant même d’en avoir su la couleur, alors c’est que tu es Toi et que nous devons unir ce que le destin n’aurait jamais manqué.
J’entends déjà ton soupir faible dans mon oreille, amour, je jure que cette mélodie je ne l’ai pas inventée. Je te présenterai ma famille de chats et ils te reconnaitront aussi. On dira de nous qu’on est né collés, mais qu’importera alors les paroles d’autrui.
Je t’offrirai une place dans ma bulle pour tes repos plus sains. Je la briserai si tes arguments surpassent les miens. Je te perdrai cents fois, milles fois pour te retrouver et accroître ce que mon ventre ressent.
J’aurai des parfums de fleurs dans l’âme et des papillons voleront autour.
Si tu savais comme je t’attends, comme je te souhaite. Perdue sans cela.
Peut être que tu es déjà près de moi, à côté, dans l’ignorance partagée. Peut être… Alors, ces instants partagés dans l’inconnu, me sembleront plus savoureux pour les avoir niés tant de temps. Comme j’aimerais te voir. Déjà sous ma fenêtre. Peut être chanteras tu des odes à mon nom. Tu seras poète, tu seras auteur de mes jours et de leur beauté. Tu seras peintre.
Je vois les couleurs, les saveurs, les nuances. Seras tu enflammé ? Seras tu délicat ? Combleras-tu mon désordre de stabilité ? Je me moque d’un complément ou d’une ressemblance. Je te désire toi, tel quel. Et mon idée peut changer au fil que les jours coulent et découlent dans ma vie, les bases restent les mêmes, les fondements demeurent inchangés. Je sens aussi les frissons qui parcourent mon corps quand je te vois à mes côtés, endormi. Alors mes nuits seront sans sommeil et cette absence sera d’une telle volupté, que rien ne m’en détachera plus. Je dormirai enfin, souriante. Tu seras cette naissance, cette fleur qui éclot grâce à toi, qui fleurira pour toi et avec toi, qui se fanera avec toi, cendres avec toi. Le chemin, jusqu’au bout et même dans les abysses. Tu seras le commencement, l’oubli sera plaisir, rien n’aura de raisons ni le passé, oublié. Ni les souvenirs, de côté. Je te raconterai parfois avec douceur ma vie d’autrefois, et tu feras de même et nos paroles seront bues vice versa comme un bon vin blanc sucré. On critiquera gentiment les gens dans la rue. Riant, aimant. Je vois cette quiétude envahir le monde, et nous bercés par le flot des marrées. Je vois la mer. Montante et descendante, salée ou polluée. Mais je vois la mer avec toi, paradis. Je vais te rencontrer et sortir de ma déprime. Je ne sais quand mais je sais que le jour arrivera. Pardon de mettre du temps à sortir du refuge pour avoir plus de chances. J’espère croiser prochainement ton regard, au détour d’une rue, dans un bar, dans un bois. Je me relèverai et ton regard qui plongera dans le mien avec force me dira que je suis arrivée, que désormais tout ne sera que repos et tout alors, sera gagné.


Alors une histoire sera construite à partir de deux autres dont les ombres s’effaceront, comme une révérence à ce point de départ. Si tu savais comme ma Quête est devenue intense, comme je sens que je me rapproche, que je suis prête à te recevoir dans mon monde de petite fille, où les portes et les bras te sont ouverts à jamais, je te promets calme et volupté, aventures et passions. Les promesses murmurées seront écrites alors, sur nos peaux désirées. Amour sans toi tout est mystère, tu es la réponse à toutes mes questions, l’aboutissement de mes certitudes. Que ceux qui crieront à l’idéalisme s’ensanglantent dans notre bonheur à présent que je ne suis plus seule à le penser. La lassitude n’existera pas non plus, les rêves seront sans cesse renouvelés et exhaussés dans le jardin que je cultiverai pour toi. Ensemble épanoui, ensemble compléments d’identité, saches comme je t’ai fêté en silence tous les crépuscules qui m’ont été offerts. Les étoiles filantes que je te vouais, les beautés naturelles que j’ai retenues dans mon esprit pour te les offrir un jour. Aujourd’hui la vie nous offre une danse, l’ultime danse qui durera le temps de nos envies, je jure les miennes éternelles.
Tu chanteras pour moi des chansons. Je te vois en train de lire mes mots, je ne serai probablement pas à tes côtés, enfuie la petite fille. Ou je serais perdue dans tes pensées, savourant secondes après secondes, délectant cet instant qu’impatiente j’attends. Le regard fuyant, s’échappant timidement.
Je ne volerais plus jamais seule, je serai toujours accrochée à ton petit doigt et on s’envolera ensemble, tu verras amour ce pays imaginaire qui m’a bercée en rêvant.
Tu supporteras mon côté enfant aux caprices délicats, et mes larmes salées ou poivrées n’ouvriront que tes bras sur moi. Pas de courroux amour, jamais, tu comprendras mes peines et mes joies. Tu boiras ma sensibilité qui s’épanouira pour toi, je te vois aimant de mes jours et amants de mes nuits. Je n’aurai jamais la prétention de te posséder mais tu sauras que je suis bien à toi car je ne suis sur cette terre qu’un pantin animé par le désir de te reconnaître, je deviendrai en chair et en sang grâce à toi et peut-être aimerai-je ce même sang qui me vit si lasse de devoir l’écouler sous des meilleurs auspices. Je t’Aime, comme on aime une vie entière parce que, désiré, tu es mon plus savoureux espoir. Je t’imagine et je te parle, la nuit, en voiture, chaque seconde qui me sépare encore et encore de toi.
Je vais t’écrire ces mots avec la flamme que tu entretiens déjà sans le savoir. Tu verras le bien de ma personne, tu sentiras mon cœur battre pour l’humanité entière et nous partagerons ces passions qui me tiennent également en vie. Je t’emmènerai faire le tour du monde, le bon monde, celui dont j’ai rêvé en même temps que toi.
Nous danserons sur cet air que nous connaitrons par cœur pour en avoir inventé la mélodie, je te promets de maitriser les pas avant même de les avoir exécutés.
Mes silences seront fruités, pour te rassasier, je te jure amour, que je ne calculerai rien, ne sentirai rien que je pourrais prévoir, parce que ça sera bien.
Avec Toi et parce qu’avant toi, le vide n’avait pas de sens. Je remplirai les trous de mes rires, je réaliserai tes vœux car ils seront pareils aux miens. Je t’ouvrirai les voies de la renaissance, je construirai des ponts pour toi passer au dessus des obstacles. Je m’arrête sur la route, aujourd’hui pour t’attendre et t’appeler chaque jour, chaque seconde. Mon Infini, je pleure mais ces larmes ne me sembleront jamais vaines, elles ne seront qu’ombres au tableau de ma Quête.


Toi et ma vie entière ensemble sans fin et sans bout, d’une continuité et d’une évidence que tous envieront. Tes défauts seront des qualités que je boirai sans soif, j’aimerai les échecs autant que les victoires parce que face à toi je me sentirai égale.
Il n’y aura plus de peine, plus de souffrances mais de la joie, inchangée au fil du temps qui passe. Je respire déjà le même air que toi, marche sur le même sol que toi et regarde les mêmes étoiles que toi.

Maintenant,

J’ai ouvert les yeux encore un autre matin, et je t’ai vu à mes côtés, sentir ton souffle dans mon cou, tes bras deviennent une prison plaisir.
Alors les jours sans toi seront une torture à laquelle aucune grâce ne pourra se résoudre, seuls les jours avec toi me sauveront de l’abîme dans laquelle je me plongeais en ton absence. La vie sans toi sera un long fleuve de silence dans lequel je me noierais jusqu'à ce que tu reviennes et tout les mets retrouveront de leur saveur.

Un peu après,

Je sais que je vais me réveiller à côté de toi toujours maintenant, et ton odeur je l’ai toujours connue. Mon ventre relâchera sa pression et mon corps épanoui ne sera plus qu’un. J’aurai peur de te perdre et là, mes angoisses reviendront mais cela sera différent car tout le sera. Parce qu’avec toi ce ne sera plus de lendemains vains. Puisque je t’ai cherché et puisque maintenant tu es là avec moi, je cultiverai ces grâces intimes, non plus rien ne sera évident ou prévisible, seules ces choses que j’ai attendues me combleront et j’en pleure tous les jours le ciel de joie.
Je te promets le meilleur de moi-même, je te jure rires et larmes sans reproches. Je suis là et heureuse. Je pourrai m’accrocher à tes doigts sans craindre que tu ne t’en ailles et ta main sera emboitée dans mon cou d’une façon si sublime que rien ne retiendra le temps que je te réserve. Peut-être t’aurai-je idéalisé un peu trop, comme une petite fille, mais tu es cet idéal sans cheval blanc que mes rêves m’ont, un jour au creux d’une nuit, promis. Oh mon Infini, regarde le ciel pourra contenir tout le brouillard de la terre, rien ne ternira plus jamais ma vie comme elle le fut quand tu n’étais pas encore présent. Mes doigts trembleront sous la passion enivrante qui m’éveillera d’une longue agonie. Je t’ai attendu, je t’ai attendu, crois moi, bien plus que toute une vie, bien plus qu’une foule de vies antérieures à celle-ci. Avant même d’être là sans doute que ces destins furent liés. Comment pourrai-je te remercier d’être arrivé avant la fin ? Des larmes, amour, des larmes chaudes de douceur que je t’offre encore à cette heure. J’aurai peur, surement. Alors il te faudra apprivoiser mes blessures et comprendre les cicatrices pour ouvrir la boite qui contient les mots de cette lettre. Mais tu y arriveras parce que la clé est Toi. Je meurs sans toi près de moi, sans toi dans ma maison ou dans mes bras, je meurs de te savoir loin et j’ai mal de ne pas pouvoir ouvrir les yeux plus vite. J’ai peur que tu partes, que le vent te remporte comme la vie t’avait offert. Mais cette peur est courage parce que je ne te quitterai pas malgré elle. Je sais que ça va être difficile mais je suis prête déjà à en payer le prix.


Peut-être que je me dirai que la chance est trop belle pour moi et que le bonheur est éphémère mais jamais tu ne le sauras car ces pensées sans doute nuiront à ton épanouissement.
Tu ne seras jamais comme tous ces autres qui m’ont brulées les ailes avant. Tu les répareras précieusement avec tes mains. Et tu feras l’effort en respect d’au moins essayer d’être amoureux de moi un peu. Et si cela ne marche pas, amour, tu sais. Ce n’est pas grave.
Je peux partir si tu me le demandes mais pas sans mourir. Je peux contenir mes émotions à l’intérieur de mes yeux mais pas laisser les souvenirs me ronger. Avoir gouté à toi fut délice, rien après cela ne pourra jamais me saisir encore de surprises.
Je te vois, je te sens et cette envie me saoule de joie et d’exaltations. Je te pense et te dessine en écriture parce que je sais que tu es là. Comme mon cœur a saigné avant ton apparition, comme mon âme a retenu son souffle alors que nos yeux se mêlaient, comme la jalousie m’a titillée avec stupeur. Je ne savais pas qu’elle existait encore en moi. Je marche sur une route différente parce que mes amis t’aiment, mes frères t’aiment, mes chats te reconnaissent. Si tout est parfait comme je le pense, puisque je le sais dans mon corps que c’est toi alors nos routes se rejoignent et je me fous de savoir pour combien de temps. Je me lâcherai en projets plus tard parce qu’ils fleurissent vite et vite. J’ai tout oublié de l’avant, rien ne m’a marqué comme ça, je t’ai gardé en secret dans mon silence et maintenant avec toi mes cris sont étouffés sous ta présence. Je te jure, je te jure, des demains plus beaux. Je ne vois plus rien de très urgent dans cette vie qui sans toi n’a pas de fruits. Reveille toi encore près de moi longtemps et tu verras cette lumière valsant et berçante. Je marcherai derrière toi toujours amour. Et si devant je ne vois rien, ton corps sera ma lumière et mon ombre à la foi pure.
Je marcherai avec toi toujours amour. Et si les chastetés payent en or, ta passion sera ma félicité et mon âme le chemin.



N’oublie jamais que je t’ai cherché comme dans le désert on cherche de l’eau. Je pourrai tourner en rond, maintenant que tu as lu ces lignes c’est que je t’ai trouvé. Et il n’y a plus que cela qui compte désormais. Etre avec Toi.

Carole (copyright)


FOUTAISES part II

[SOUVENIR/SOUPIR]

Le soleil parcoure la chambre. Les rayons touchent mon corps. Et je vous vois.
Mes bras sont dépourvus de surface. Les poils sont parcimonieusement dispensés sur ma peau. Par endroits absents, par d’autres en bataille. Mais toujours clairs. D’un seul coup, c’est le passé qui resurgit, les souvenirs qui éblouissent. Les douleurs toujours plus fortes et les bonheurs plus intenses. Je ressens le monde entier. En moi, vogue encore la mélancolie. Je peux faire pareil avec mes mollets, avec ma joue droite, avec mes cuisses… Je peux me souvenir de tout mais pas de celle que je fus à votre époque. Je vous vois. Et le sang qui vous bordait revit dans mes tempes. Le manque se fait espérer. Ce fut bien plus qu’une addiction, une vie ! Face à vous, d’autres m’ont donné leur propre version : tombée dans les orties, battue par un homme, fille des cités, méchante quand j’étais jeune… Mais ma jeunesse est toujours là. Vous étiez mes rêves. Je vous vivais à fond. Ma barrière pour les autres, mon miroir d’existence. Le pâle reflet, l’absurdité de la passion. Mon écriture dépendait de vous, mes larmes également. Je ne peux dire aujourd’hui ce qu’il me reste de vous, ce qui ressort de cette relation. Sans doute est-il trop tôt encore. Mais j’ai couru, j’ai attendu et j’ai vu. J’ai senti les blessures dans la chair et le soleil trop vif qui éblouit le visage baigné de larmes. Je suis passée du coq à l’âne, de la pluie au beau temps, du sommeil profond au réveil trop brusque, des échecs certains aux réussites approximatives. Je vous demande de rester, en preuves uniques et gravées sur ma peau et dans mon être. Le monde endormi se réveille ; je ne pouvais vivre sans vous. Je vous buvais, vous caressais, vous méprisais.
« Chaque douleur humaine sens le pour toi comme une honte. »

mardi 4 décembre 2007

Jamás olvidar


Solamente volver a verse,
Y mi corazón vuela siempre hacia usted.

lundi 3 décembre 2007

par les deux bouts [DU JOUR]

Continue à t'éclater comme ça, Carole.
Et t'étonnes pas si ta santé part en couilles.






!!!

jeudi 29 novembre 2007

Et la mer saline...


Je t’aurais offert mon ciel
Ouvert de mes bras et de mes yeux
La mer pour ton sommeil
Et le soleil pour ton souffle venteux

J’aurais donné ma vie et sacrifié ce dont j’avais besoin
Arrêté de manger, de boire et même de parler
Je serais venue te chercher la nuit même profonde et noire
Pour te dire que la vie sans toi est impensable

Je aurais été là, même sans toi
Caressé tes peaux blessées et tes oreilles amies
Ta tête même dégarnie
Et ton cœur le vrai, celui qui dort dans mon émoi

J’aurais dessiné les courbes de notre sort
Perfectionné l’histoire au fil de l’eau de notre rivière
Je serais venue te donner à boire au milieu du désert
Pour te raconter un soir d’hiver

J’aurais tout fait,
La mort, la pluie et le néant
Du vide autour de moi
Des amis oubliés
Pour m’endormir dans ce coin tranquille
Je me serais cachée dans les bois de ta vie
En attendant que tu guérisses de tes blessures

Si tu me l’avais demandé
Je te promets que j’aurais tout fait

J’aurais construit un château de rois et reines
En sang, en chairs et même en haine
Parcouru les routes de braises
Pieds nus et cheveux dans le vent
Pour te trouver ce paradis
Qui a tes pieds se serait mis à pousser

Je t’aurais offert mon ciel
Ouvert de mes bras et de mes yeux
La mer pour ton sommeil
Et le soleil pour ton souffle venteux

Rien n’aurait été mieux pour toi, j’aurais tout fait
[Sale soumise]

Toujours la lutte.

Non pas que ma route soit trop caillouteuse ou trop lisse par endroits.
Je n'arrive pas au bout des choses. Peut importe ce que je fais, ce n'est jamais assez bien.
Des cris me hantent depuis si longtemps, l'hypocrisie qui entoure ma vie commence peu à peu à m'étouffer. Mais la solitude m'embaume. Je ne l'ai jamais autant savourée. Maintenant, lorsque je rentre chez moi après ma journée, je la déguste. Elle est aimable, ne m'ennuie pas. Elle ne me bassine pas avec des choses futiles, elle ne m'obsède pas, elle m'appaise.
Je repense à Jill, parfois. Comme j'aimerais le revoir... Une dernière fois. Déjà plus d'un an qu'il a emporté ce bout de mélancolie avec lui pour ne plus jamais revenir. S'est-il retourné? Je ne le sais, je ne crois pas. A-t-il eu du mal à s'en aller de cette vie? Je l'imagine.
Il doit bien s'marrer, oui beaucoup.
On est jeudi, il pleut et je suis là... Je reste chez moi. Or on m'a appelée pour sortir. Jeudi = sortie, mais pas aujourd'hui. De toute façon cela ne m'enmène nulle part, dans aucune rencontre agréable, ni constructive. alors à quoi bon? J'ai rayé F. et tous les autres avec qui je passais des semi-nuits, pour oublier ma solitude.
Pas que je n'ai pas d'amis, de connaissances, d'ombres. J'ai tout cela mais tout ne me rempli plus. Je me rend compte du vide qui est là, à l'intérieur. Est-ce que je souffre? Peut-être encore un peu trop. Mais je ne saigne plus qu'à l'intérieur.
Ce n'est jamais assez, ce n'est jamais bon. Pourtant je jure de donner tout. TOUT. Je n'ai jamais eu peur du mot, je n'ai jamais craind être entière. Aurais-je du m'abstenir?
Non, tout fut tellement beau. Tout l'est encore, heureusement.
Il y a ces gens qui me sauvent, ces gens qui me manquent, ces gens qui me font...
Ces gens qui m'appellent, qui m'invitent, qui me font rire.
J'aime raconter des histoires, j'aime la vie qui coule hors de moi lorsque je le fais. J'aime écrire.
J'ai lu un livre aujourd'hui : "L'agenda", c'est un livre de jeunesse. J'y ai lu une phrase, qui me reste là : j'ai rêvé que la mer brûlait.
Il fait froid pour l'instant, il fait froid. Il manque quelque chose à ma vie. Mais je me dis de plus en plus qu'il y manquera toujours quelque chose. Et que le mieux est de s'y faire.

LET'S GET TOGHETER.



Le seul qui a pu nous faire une jolie petite grimace... Djoufi!

Le gros trip avec la boule multifacettes de Gwen....


Les "petits" yeux de Sarasta


Merci pour le tournesoleildemavie et pour cette soirée dans ton bel habitat...

Déjà si loin....





Une grosse lèche...




OOOOH mais que se passe-t-il? OOOOOH mais qu'est-ce qui se passe?


Baguette magique dans ton cuuuul payday!

La rockstaroftheyear...



Le paki du désert...


JE VEUX UNE PHOTO DU CHAT ET UNE DU CACTUS LABAS.

Les deux clodos près du bac...

DRIMTIM


LA DREAM TEAM


les dégomés de la vie...
Merci pour cette petite soirée, ca fait vraiment du bien au coeur.






lundi 12 novembre 2007

la jeunesse grandissante.


Toujours là, des années après.

<3

lundi 5 novembre 2007

TESPOWERTESFIVETESCREW


Sur l'autre main... celle de gauche, celle où passe la grosse veine direction le coeur, il y a vous.

Le temps passe et on s'en va. Je suis émue encore aujourd'hui de vous revoir quelques instants, à une soirée, chez l'une de vous, dans la rue. Un seul regard et je sais, que la soirée va commencer, que nos langues vont se délier. Les vies se séparent, mais les coeurs restent unis.
Je me souviens de tout, de tous les moments, de toutes les larmes, de tous les rires et les peurs. Les engueulades à la con que maintenant on regrette. Le silence entre nous est trop grand. Et il manque un truc à ma vie. Laurie, quelque part , parle d'amputation. C'est cela. Les études nous ont éloignées, les mecs nous ont éloignées, la vie ô cruelle. Il ne nous reste que la volonté. Volonté pour trouver un jour, où on laissera nos bagages sur le bord du chemin, pour se revoir et retrouver la saveur des choses que l'on a aimées. On ne s'appelle pas, on ne se voit plus toutes ensemble. Pourtant, les mêmes souvenirs battent dans nos ventres.
Vous ne lirez certainement pas ces lignes. Mais peut être qu'elles sont déjà écrites dans vos coeurs. Je continue à écrire pour vous. Et ce sont mes plus beaux enfants. Le patro fut un prétexte qui jusqu'au bout nous a fait culpabiliser. Est-ce pour cela qu'on s'est perdues? Peut être que cela ne compte plus, peut être qu'il ne faut pas toujours retrouver le passé.
La five me manque. Il faut le dire, il faut le vivre.
Comme j'aimais être avec vous. Comme j'aimerais encore savoir que la vie est belle.
Et puis, il y eu l'Equateur. L'émotion me submerge, je crois encore qu'on y retournera ensemble.
j'aimerais que cela ne soit pas une chimère.

Gweniche, ma coloc' préférée, sur ma porte dans n'importe quelle demeure ton nom siegera.
Jess, ma luv'badboys, dans mes oreilles ta franchise toujours et sur mes lèvres le gout des tiennes.
Louise, ma douceur, sur mon épaule ta main et le goût du bunker à jamais.
Laurie, ma soeur d'anniversaire, pour toi il n'ya pas de mots, juste un coeur qui bat.

<3


samedi 3 novembre 2007

GROSKIFSAMAYRE.

A 4 C'EST LES DOIGTS DE LA MAIN, J'RAJOUTE PERSONNE D'AUTRE : POUR L'INDEX Y'A MON CUL.











Quand j'vous vois, quand je vous sens, j'me dis que pour une fois j'prendrais bien une concession d'amitié à vie.

Y'a pas mieux et même que des fois y'a pas pire.
Des p'tits coeurs tous mous qui battent la chamades dans mes yeux.

Les filles, vous êtes ma vie. J'vous chope, j'vous garde. J'vous aime.

Excellent.

J'aimerais bien que pour une fois, tu me prennes la main et que tu m'enmènes dans les bois la nuit.
C'EST POSSIBLE CONNARD?
Ou bien ta bite est trop molle?
Non parce qu'à force j'en ai marre de voir vos bouches se toucher, se nouer, se mouiller. Avec la BO de bruits chelous et la bave qui coule le long de tes lèvres.
MES DOIGTS NE ME SUFFISENT PLUS, TU M'ENTENDS?
Ta queue non plus.
Salut, je me demandais si t'avais pas des potes à me présenter? non c'est juste histoire de faire ma scandaleuse salope.
Bon, j'vais me préparer, il y a une soirée qui m'attend. (super je suis déjà blasée de connaitre l'épilogue).

jeudi 25 octobre 2007

miam cqfd

Les promesses murmurées dans l'éthyle m'érisse les poils.
Non non.
La route ne se construira pas sous nos pas.
Non, non.
Tu ne veux pas, je mange ton cerveau.

jeudi 18 octobre 2007

Les jeudis soirs

On efface tout et on recommence.

Petit cul au hasard dans ma bouche etouffe les cris et les angoisses.
Nananana
nananana
héhéhé
goodbye.

mercredi 17 octobre 2007

Blablabla. Repêche.

On s’en va comme la marée ?
Qui me prenait dans l’aube qui voulait t’évanouir.

La terre nous a brisés.
Horizon illusion.




... Et il m'embrassa sur la rive.

Tu roules en boule
Tu noues en nœuds
Des fèves de soupirs
Et des étoiles de bonheur.



La route est douce, le destin s’en empare
Personne ne sera là pour voir
Que je souffres et que la nuance monte
En moi comme mercure, rouge de sang.

Mes yeux se noient dans le noir
Ma gorge se meurt dans le vide
Mon visage se perd dans l’ombre
Et mon corps vogue dans le vague


Je suis floue


N’écoute pas
N’écourte jamais
Cette vie
Même si tu l’aimes
Même si tu la vis
En morceaux

Vois
Ouvre toi
Et regarde…
Parmis les miettes,
Il est là…

Le bonheur
Et le repos de ta douleur.

Part II The end of the moon

l’angoisse capitonne mon être
dans une bulle en verre dédoublée en trois
qui s’avale par la langue et se recrache par les yeux
la mort empêche mes œuvres d’exister
et mes paupières de se fermer,
finir par regarder une dernière fois la mer mère
Et tout ce que l’on perd en s’en allant.

[père-sévère]

j’ai couru sur ces routes
qui blessent les pieds et ensanglantent le sol
Des chemins escarpés.
Mon infini, souris-moi.
Pour ceux qui ne sont plus là.
Ceux qui flottent et qui bercent.
Des poupées en veines et des toiles d’araignée.
On verra doucement valsantes, les chairs enfantines.
Et les grisâtres bouilles des vœux morts.
Au combat.
Je me bats et je rame, mais tu m’ouvres toujours le regard.
Cet oasis, avec ses tulipes jaunes et rouges.
Je suis en vitrail, une fille translucide et des gens regardent à l’intérieur.
Tous les jours, leurs deux yeux matent, frappent et battent.
Mon cerveau,
Quelle déconvenue.
Hamlet et ses sœurs, déchirés dans leur sommeil
Passent et ressassent des idées brunes voire noires
Au fin fond du confins de leurs histoires.

Ils sont malades, ce sont des malades.
Disgracieuse piété, tu me ronges les chairs enfantines
Et dans un horizon abyssin
Tu t’éloignes de moi dans la nuit sombre et maussade,
Je te cherchais dans cet univers froid et hospitalier
J’ai cru un jour apercevoir ton dessein en haut d’une falaise de fraises.

Pourtant tu n’es pas venu, et j’ai vaincu
Les salaces hommes, dictateurs éthyliques,
Ils m’ont mangée,
La cervelle et les pieds.
Et c’est froid, glacial, tétaniquement
Inconcevable.

En avançant à pas galants, j’ai regardé autour
Un petit limaçon s’offrait une fringale digne de mon oncle
Et Aristote, cafardeux, retournait de sa voix sanguinaire
Vers sa Grèce antique.


Alors.
D’abord, je dis « souris » et lui aussi.
Après, il vient dans ma lèvre et je lui mens sur mes passions.
Quand soudain, il renifle sur son torse des grains de cafés et des bosses.
Alors j’écris et lui, regarde tout en rond et en saveur.
Bien.
J’éclate vermeille en milles morceaux et lui me farce la tête d’oignons.
Je cuisine bien et lui non plus, il me dispute et je joue de la clarinette.
Sans façons, merci.
Il est bizarre, comme une guitare et moi,
Mal accordée je le déguste comme une tranche d’estomac.
Je prie parfois ces doux regards, comme à une porte, on frappe.
Il y a aussi une rigole, où l’eau découle depuis mon phare.

Comment dire…
Comment rire…
Plus que maintenant.

Il me faudra bientôt et encore, fuir.



Il glisse sur mes cheveux et que mes yeux se ferment en rouge et en orange.

Des étoiles, dis, tu les vois ?
Mon étoile, dis, tu me vois ?

Vivre encore, dans quelque chose qui m’attire et me frôle.
Regarde mes mains et mes visages.
Ils dorment, ils respirent enfin peut être un peu.

Comme des oiseaux
Et des fées
Et des cerfs volants…

encore des mots, toujours des mots.

Putain mais les gars vous êtes tous pareil.

Qu'on arrête de farcir de farces viles mes oreilles.
Me traquant, me mentant, allez
bordel mets-toi sur mon ventre.
Et j'ai pas mal au coeur, je ne sens pas mon corps.

1,2,3, FOUTAISES ET REFOUTAISES.

Je suis un jouet qui danse sur le fil trop étroit.
Merde, la souffrance me tiraille et me mitraille dans l'abime.
Bouuuh tu peux rester regarder sans manger.
Peut être après, sans doutte jamais.

On ne connait rien.
L'étendue des steppes du désir est immense. Incalculable.
Demain, allez tu rêves.
Je bloque les mots dans ma bouche. Ils ne sortiront pas.
Non, je craque, croque les mecs en toc.

Je connais la chanson, je connais le refrain,
j'écris les couplets toujours aussi pourris.
Je ne remplis rien. Je lutte dans le jardin.
Je regarde devant et ne vois rien qui me sourit.

Putain, maman. J'ai mal encore.
Je dors, respire dans le trou. On me balance pittoyablement de la nourriture en espoirs.
Espoirs foutus, rompus, encourus.
Comme d'habitude.
Il est interréssant de reproduire les même schéma,
d'avoir encie de s'attarder dans le même genre de bras.
Aaah le sang d'argent dans mon cou. Les odeurs se perdent en souvenirs maaaa.

Les escargots rampent sur mon ventre encore ce soir je ne dormirai pas.
J'en veux encore.
Mais allons Carole, on ne peut pas se resservir des verres inutilement.
Je devrais me démolir la gueule dans un bain de boue avec des épagneuls bretons qui chieraient de la choucroute et des plumes jaunes et mauves.

Je veux autre chose, vivre autre chose, sentir autre chose. Encore plus, toujours plus. Je veux m'endormir enfin en n'y pensant pas.
Baaah.

FOUTAISES FOUTAISES MERDE DE FOUTAISES.

Je me lève et c'est cool. La solitude. Ahahaha.

J'peux pas me regarder dans une glace, nonon. Rien, vide, irreflet d'une fausse âme. J'aime pas causer, lâche moi. Je suis larguée, en lambeaux, flambée. J'ai plus de clopes, de tunes, de short. Mais aime-moi j'te jure. Viens à la fête avec moi, renifle mon nez, t'es trop grand. Je suffoque sous mon poids, allez par la main. Belle et re-belle.

Occupe-toi de moi nourris-moi embrasse-moi puis baise-moi. Attache-moi à un arbe gifle-moi balance-moi arrache-moi déguste-moi mais garde garde-moi prends garde à tes yeux à tes ch'veux à ton cul aux éclairs de travers aux regards maladroits à tes mots qui rendent folle méprise-moi dévore-moi encore une nuit devant eux qui fabulent déambulent écartèle la dentelle les cheveaux les préaux imagine une bobine pleine d'éthyle allez raconte-moi les soupirs les désirs les reccords de vitesse les tendresses qui sont mortes avale-moi dans tes bras et carresse ma tendresse

jeudi 11 octobre 2007

l'automne.

Ce soir, c'est jeudi : jour de sortie.
Je me demande ce que je vais encore foirer aujourd'hui.
J'ai envie de chialer.
Une party sert à démontrer une chose: je suis un être instable, je vais me saouler et avoir besoin de bras pour remplir mon esprit de solitude. Doux paradoxe.
Et demain, tout redeviendra pareil à aujourd'hui, à hier. Je me réveillerai, j'aurai mal à la tête.
je ferai des renvois (et oui une fille ça rote) de bière (quoi? de la bière?!), je tournerai la tête et peut être que je verrai ma table de nuit, peut être une tête inconnue.
Ca me lourde. Evidemment certains diront : "ben si t'aime pas ça t'as qu'à pas le faire."
Ouais, ta gueule dabord. Fastoche à dire ensuite. Moi aussi je me le dis. Tous les avant-soirées.
Et pourtant je ne m'autoconvainc pas.
Ma quête reprend là où je l'avais laissée. Super.
Une quête de quoi? Une quête inutile, destinée à ne jamais abouttir.
Une chimère.
Je pleure après le marchand d'oubli.
J'aimerai me faire pour une fois architecte, construire quelque chose qui n'est pas sombre,
quelque chose d'abouti, quelque chose de lumineux.
Mais je n'y arriverai pas. Non que je sois pessimiste, ça non. Le problème est que je n'en suis pas capable. Et que je ne suis pas convaincante. J'ai eu beau embaucher des ouvriers pour accoucher les travaux. Ils ont tous déserté le chantier. Allons, trop chaud, pas assez d'eau. Trop froid, pas de chauffage électrique. Je suis la directrice d'un projet minable qui ne séduit personne.
Je devrais me réjouir. Je ris mais jaune. C'est mon espoir, ma raison d'être.
Si je termine, je serai malheureuse. Mais ne le suis-je pas déjà depuis trop longtemps?
Pourtant le terrain reste vide.
J'allume un feu et attends un guitariste.
L'attente commence, la recherche se pauffine. Mon dévolu se voile.
Ne pas chercher là où je sais trouver. Là réside le noeud de mes soucis.
Un jour, quelqu'un a enfoncé un dard en moi et à tout sucé. J'ai oublié, maman, qu'il fallait me nourir aussi.
Je ne peux me résoudre à ne partager mes envies qu'avec moi-même.
ON SE FAIT CHIER A DEUX MERDE.
J'ai besoin de parler. Mon propre silence m'oppresse. Si je vais au musée tout seule, cela ne sera pas pareil. Parce que je n'aurai rien partagé. J'adore la culture mais seule elle ne m'interresse pas.
Je vais dans le boudoir, m'allume une clope et attends le peintre qui jamais ne vient.
Quand j'étais une jeune adolescente, j'ai passé des soirées à attendre des choses aimées.
Jeune adulte, je me réveille ensoleillée, je vais sur ma terrasse avec ma tasse de café et j'attends les silouettes hostiles, amies, neutres, je m'en moque.
Mais rien.
Qui? Qui? Pourquoi?
Sommes-nous condamnés?
Je me rends compte que je n'ai jamais fait autre chose qu'errer.
Qui suis-je? Y a-t-il d'autres qui souffrent ainsi? Qui pense à elle, suprême, chaque matin.
Ta douceur dans ma bouche ne fait qu'enfler au fur et à mesure que le sablier se désempli.
Je ne peux pas ma résoudre.
Elle a envie de mourir, elle a envie de vivre.
Chaude, froide, dure, molle, sombre, lumineuse.
Il n'y a pas d'alternative, il n'y a pas de répis.
Jamais.
Donc, la soirée.
Petit bar sympa, téquila.
1,2,...10.
Après, ma faille pourra rester béante à souhaits. Auto humiliation.
Des-tructions.
Je vais me contenter d'un minable qui voudra absolument me revoir parce que ma tête lui rappelera un truc naze. Me revoir? Hein? Non. Ca non, ohoh.
c'est autre chose que je veux être. Autre chose qu'un simple gibier. Avant d'avoir un cul, j'ai aussi un esprit. Et je ne veux pas d'un minable chasseur. Je veux un esprit libre.
Mais tu ne trouveras jamais !
Peut être, sans doute, surement, d'office. En attendant je ne veux pas être une machine à produire du vide (du vent, limite c'est encore sympa).
Comme j'aimerais être ailleurs. Partout à la fois.
Putain, j'ai tant de trucs dans mon bide à partager, à expulser. Mes émotions cruelles et belles.
La clé du problème, je dois la trouver. Je détruirai ensuite la porte qu'elle ouvre sur mon monde détruit malgré moi, sisi je le jure.
PUTAIN ET Y'A DES CONNARDS QUI SONT HEUREUX. MERDE C'EST PAS JUSTE. MERDE.
MOI J'EN CHIE, ET LUI BAIGNE DANS LA SEREINITE MERDE.
Par écrit je prends un bistouri, un morceau de verre, un cutter et je tranche la gorge sur son pallier. Je le tue avant. Pour qu'il ne puisse pas profiter de ma mort.
QUI DECIDE? MERDE! DESCENDS VIENS QUE JE TE CASSE LA GUEULE.
MERDE MERDE MERDE.
Je chiale, je me noie dans mes larmes salées, je gerbe.
L'air entre et sort de mes poummons à la vitesse de l'éclair. Je ne me brule même pas la langue, je n'explose pas.
J'ai la HAINE.
Je me déteste.




Rhoooo.

lundi 8 octobre 2007

la blague du siècle sur la ligne J.

J'ai la haine, mais je maitrise.
Si je n'avais pas eu une bonne éducation, y'a longtemps que j'aurais ruiné ta vie.
Si jamais on se croise en rue, bandit bandit, prends bien garde à ton cul d'enculé.
Et à ta jolie petite gueule d'amour qui me pousse à vomir.

Savoir tout me soulage, faire le point me tracasse.
Des questions de compassion et de souci des autres m'angoissent.
Que faire?
Attendre, se lacher ou continuer?

samedi 6 octobre 2007

taggle.

C'est le coeur que l'on me brise.
Mais dans ma bouche ce n'est pas le goût de l'amour déchu,
c'est celui de l'echec.
Je ne serai plus amoureuse.
Si on baise ensemble un soir d'étyle et du reste, on ne se reverra pas.
On ne sera pas amoureuxgnangnanbisousbisous.
Et je m'en tape.

mercredi 3 octobre 2007

LACH TES COMZ ET AUTRES DEBILITES

once upon a time,
une petite fille (lisez femme) qui n'avait pas de maison, qui n'avait pas d'amis, qui n'avait pas de chiens, qui n'avait pas d'amoureux (comprennez amants, bites, chiens (ah non, j'ai déjà cité), connards), qui n'avait pas d'école, qui n'avait pas de travail, qui n'avait pas de sexe, qui n'avait pas de livres, qui n'avait pas de musique, qui n'avait pas de passions.
Tous les jours, elle se ne se réveillait pas (elle n'avait pas de sommeil).
Elle ne mangeait pas (elle n'avait pas de faim).
Elle ne parlait pas (elle n'avait pas de voix).
Et encore moins de chemin.
elle n'avait rien. Pas même rien, RIEN.
Un jour pourtant, elle mourut.
et avant de sombrer tout de même elle se dit:
"Ah si, j'avais une vie."

shoot me first.

Bonjour bonjour,
Aujourd'hui encore c'est RADIO PLUIE.
La radio qui vous met le cafard dès le matin.
A demain.

lundi 1 octobre 2007

Du jour.

Une île
Une île au large de l'espoir
Où les hommes n'auraient pas peur
Et douce et calme comme ton miroir
Une île
Claire comme un matin de Pâques
Offrant l'océan langueur
D'une sirène à chaque vague
Oh viens
Viens mon amour
Là-bas ne seraient point ces fous
Qui nous disent d'être sages
Ou que vingt ans est le bel âge
Voici venu le temps de vivre
Voici venu le temps d'aimer
Une îleUne île au large de l'amour
Posée sur l'autel de la mer
Satin couché sur le velours
Une île
Chaude comme la tendresse
Espérante comme un désert
Qu'un nuage de pluie caresse
Oh viens
Viens mon amour
Là-bas ne seraient point ces fous
Oui nous cachent les longues plages
Viens mon amour
Fuyons l'orage
Voici venu le temps de vivre
Voici venu le temps d'aimer
Une île
Et qu'il nous reste à bâtir
Mais qui donc pourrait retenir
Les rêves que l'on rêve à deux
Une îleVoici qu'une île est en partance
Et qui sommeillait en nos yeux
Depuis les portes de l'enfance
Oh viens
Viens mon amour
Car c'est là-bas que tout commence
Je crois à la dernière chance
Et tu es celle que je veuxVoici venu le temps de vivre
Voici venu le temps d'aimer
Une île.
°
°
°
Une île.
Jacques Brel
1962

dire et autres.

De toute façon ce que j’avais prévu depuis de si longs moments ne tarda pas à arriver. Jacques rentra ce soir là un peu comme tous les autres soirs à la différence que, cette fois-ci, il n’allait pas s’en tirer aussi bien qu’auparavant.
La porte s’ouvrit et je vis mon mari qui à son attitude, s’apprêtait à débobiner toutes ces excuses qu’il avait inventées au café du coin.

« Alors le poivrot, c’est plaisant de jouer les piliers de comptoir et de se mettre dans un état tel que même la Pologne aurait honte ? » persiflais-je. « Ce cinéma va-t-il encore durer longtemps ? Je ne supporte plus tes écarts, Jacques. Tu m’entends ? »

Il était passablement ridicule et titubant, il s’approcha de moi en minaudant ; il prit mes cheveux avec maladresse et les enroula autour de son doigt avec un regard brouillé qu’il aurait pourtant voulu tendre mais qui était transformé par l’alcool.

« Mon petit chaton, cesse donc d’ergoter de la sorte, tu sais bien que c’est une de mes grandes passions que d’aller boire un petit godet avec les collègues du bureau après le boulot… On ne va pas en faire une montagne, il ne s’agit que de deux ou trois minuscules verres de whisky… Allons, embrasse donc ton petit homme qui rentre à la maison après une journée éreintante. » Me susurra-t-il à l’oreille.

Lentement mais surement, je senti la colère me monter dans la gorge. J’avais appris tout au long de ma vie et à coup de thérapies diverses à la contenir, mais je savais que cette fois-ci, la goutte d’eau faisait déborder le vase. Je le regardais à nouveau bien en face et il me sembla qu’il avait vieilli, que l’éthyle avait pris possession de son corps. Non. J’en fus certaine. Il n’était plus le Jacques que j’avais épousé il y a de cela dix ans. Il s’était transformé en monstre aux sales pattes qu’il essayait encore à l’instant de me coller sur le visage en se pavanant.
S’en était trop.

« Jacques, j’en ai ma claque de ton attitude. J’ai été tolérante. J’ai tout accepté de toi, de tes aventures à tes passions débiles. J’ai même ouvert notre porte, notre intimité et capitulé quand il a été question d’héberger Stéphane cet imbécile qui ne jure que par un verre de trop. Mais ce soir, terminée la fête. Tu vas faire un effort ou alors tu vas faire ta valise et retourner vivre chez ta mère. » Fulminais-je hors de moi.

Je me senti soudainement beaucoup mieux, beaucoup plus calme. Pour la première fois depuis le début de notre histoire, j’avais clairement signifié ce que j’attendais de lui ; qu’il change.
Son visage se transforma, il devint livide. Il était effectivement question de me perdre et cela, il avait du mal à l’avaler.
Il noua ses mains dans une sorte de moment d’indécision. On aurait dit un enfant chapardeur pris en faute par son père qui s’apprêtait à le corriger.

« Je… Mon poussin, je regrette. Tu sais que je t’aime. Je… Ma mère ne sera jamais aussi parfaite que toi et… Hips… Changer me tente vraiment… Pas facile de… » Balança-il.

Cet élan d’hésitations ne lui réussi pas du tout. Pire, il s’enfonçait. Je décidai une dernière fois avant qu’il ne sombre dans son agonie post beuverie, de lui porter le coup de grâce. Une bonne vieille insulte pour sa conscience ferait l’affaire pour ce soir. J’étais fatiguée et je ne voulais pas m’occuper de lui comme à chaque fois qu’il recommençait.

« Tu es d’un pathétisme effarant, tu n’es qu’un virus qui envahit un peu plus chaque jour mon existence. Tu es con, Jacques et tu me fais vraiment pitié. Tu as perdu ma confiance, il va te falloir de la patience à présent pour la regagner. Tu vas pourrir ici dans le salon tout le reste de la nuit, je ne veux pas d’un tel clochard dans mon lit. » Proférais-je, lui reprochant en même temps d’avoir croisé ma route alors que je n’avais encore que dix-sept ans.

Ivre à mon tour, mais de rage, je lui claquais la porte sur le nez et d’un pas décidé je franchis le couloir pour arriver à la chambre. Je m’observais dans le miroir, au moment où je l’entendis s’effondrer sur le sofa qui sera son compagnon de la nuit, et je vis un sourire à la fois espiègle et satisfait se dessiner sur mon visage… Malgré moi.

dimanche 30 septembre 2007

salud'

ca s'évapore dans mon ventre.

samedi 29 septembre 2007

Interlude 1.

J’ai vu des murs briser des verres et des vers ramper, vers une verte pomme.
J’ai eu peur de la douleur et de la faim. Même si demain, beaucoup plus de mains étreindront la mer.

vendredi 28 septembre 2007

VEDJETABEL MANIA


Spéciale Kassdédi pour toi ici.


Selvie, on est toujours un peu retenues toi et moi quand i faut s'expanser amicalement.

Néanmois,
je voulais te dire ici et par écrit (aaah ces mots qui nous font...) c'est plus facile,


Que tu es ma rencontre de coeur véritable.
Chaque jour que je passe avec toi dans cette adversité qui nous unit est savouré délicieusement.
Même si je ne te le dis pas, même si je ne te le montre pas toujours,
je t'aime.
Tu fais partie de ces personne qui me font aimer la vie, qui me font croire que je vaux plus que ce que je m'offre, tu fais partie de ces gens qui dès leur apparition on tout changer.
Plus que jamais aujourd'hui je te sens près de moi et je voulais aussi te remercier pour ça.
J'aime aller à Buls pour toi, j'aime te voir et te parler.
On doit sans doute avoir les mêmes blessures, on doit surement être liées par quelque chose de beaucoup plus intense.
C'est un plaisir de vivre une vie à côté de la tienne, en les mellant de temps en temps.
Cette année ne va pas être facile, mais elle me parrait moins dure puisqu'on est à deux.
Tu es une partie de ma vie, une très jolie partie.
Je n'écris pas souvent pour toi, mais aujourd'hui j'avais envie que tu saches,
que tu me sauves la vie. Tous les jours un petit peu plus.
Que tu comptes pour moi, que tu rentres dans les dix doigts de la main, dans le cercle de ceux qui me rendent heureuse de vivre.
Que je serais toujours là pour toi. Chaque fois que tu en auras besoin.
Et que je te promets de rester longtemps dans ta vie, si tu me permets.
Je t'aime, selvie.
POUR PLUS D'UNE VIE.

Et merci...

Je tourne en rond.

Il est étrange de voir que le mot "tristesse" doit être tatoué dans mon dos et pourtant je le fais pas exprès (j'vous assure).
Fatiguée, nonchalante, triste, de mauvais poil... toutes ces images qu'on me colle dessus sans même m'adresser la parole!
Aujourd'hui est un jour où le soleil se lève.
Je suis sereine. Je me sens grandie, je sens que je suis quelqu'un de bien, parce que je réflechis à mes actes et mes pensées et ceux-ci sont complètement sains.
Je laisse les gens être heureux, je ne pourris pas leur existence fadasse.
J'ai des regrets, certes, mais je suis fière de moi et de mes (minables) combats.
La guerre au bout sera gagnée.
Je saisis ma chance, d'être heureuse, d'en profiter, de me saouler de vie jusqu'à dégueuler.
Je veux rencontrer des gens nouveaux, je veux profiter de mes frères, je veux vivre.
Je ne ferai plus rien pour me détruire, parce que j'ai passé ce cap là, j'ai évité le pire, la mort aussi sans doute.
Elle peut se ré-absenter de ma vie un peu, beaucoup, pasionnément.
Je me relève.
Je commence à croire que c'est possible. De penser à soi.
Bien sur, je suis triste, mais je ne suis pas étiquetée triste.
c'est normal d'être triste, le tout c'est de l'accepter pour résorber la douleur petit à petit.
Je vois le monde autour de moi comme une vaste étendue qui m'appelle.
Je ne serait plus exclusive, je ne serait plus (trop) passionnée avec le premier des abrutis.
Je serai néanmoins moi, je continuerai à chialer pour un bout de pain tombé par terre si ça me chante.
Je cache la petite fille au fond de moi puisqu'elle ne séduit pas,
je suis une fille ouverte aux rires, à la parole légère et aux délires construits.
On ne m'y reprendra plus.
Je sens encore cette vilaine petite colère au fond de mon coeur mais je suis contente qu'il ne sagisse plus d'amour (car même si j le voulais, t'aimer encore, desormais je ne pourrais plus et ça ça me donne envie de vivre).
Je suis encore très lunatique dans mes pensées, dans mes sentiments, dans mes émotions mais dans le fond c'est assez divertissant que de passer des larmes aux rires, de la tourmente à la paix intérieure. J'adhère.
Il y a des trucs qui me collent encore légèrement à la tête, mais c'est également normal.
NORMAL.
On ne se débarasse pas aussi facilement des plaies de l'existence.
J'aime bien plaisanté sur ce qui m'arrive de pire. (même si je vivrai pire encore je le sais).
Vous dire aujourd'hui que je vais bien serait un leurre.
Mais j'en vois le bout. Mon vrai travail de deuil va pouvoir commencer,
doucement la vie m'arrache, reprend son cours.
J'aspire une énorme bouffée d'air, j'allume une clope, j'embrasse un garçon
et mon coeur recommence à battre.
Même si ces détails importent peu, ils me sauvent du trou où je me complaisais.
Prendre du bon temps, prendre, prendre et surtout ne plus rien donner.
Ca, plus jamais.
Se saigner non plus.
Se réveiller en étant triste? Plus jamais. (enfin faut voir)
Je ne vais me sentir vide alors que j'ai une putain de vie qui me remplit et qui de temps en temps me comble.
J'aime mes études, j'aime le soleil et aussi la pluie, j'aime les regards, j'aime les toucher.
J'ai un nouveau boulot, j'anime avec des gens exceptionnels que j'aime profondément, j'ai du temps pour moi, je recommence à écrire et plus uniquement parce que je vais mal.
Je profite de tout, d'absolument tout.
Je ris à l'instant parce que je sais qu'il y a des mensonges dans ce que j'écris.
Tout n'est jamais totalement vrai.
en fait je ne sais pas.
Si je dois partir ou rester,
si je dois rire ou pleurer,
J'ai envie d'aimer quelqu'un d'autre, quelqu'un de mieux, de plus enrichissant,
mais je sais aussi qu'il faut attendre pour ne pas parasiter.
Parce que ce n'est pas en fuyant des peines qu'on les résorbe.
Mais, je suis grande à l'intérieur. Je suis émue de l'écrire (voyez, je pleure encore de joie pour rien). Si maman pouvait me voir, elle verrait combien je suis grande.
Je me sens bien.
Vraiment, à l'instant, sans drogues, sans alcool, sans lames mais pas sans larmes, je me sens bien.
J'aime la vie. Je ne veux ni me venger, ni m'incruster, ni hystériser. Je suis calme.
Je sais que s'il le faut, elle se chargera de cela sans moi.
La vie fait son travaild ans tous les sens, elle s'occupe de me bercer.
J'ai le bougeant. Jamais en même temps que les autres (ironie du sort) mais j'ai trop le bougeant de la vie.
Comme si le tourbillon m'aspirait, je ne veux pas me relever, je veux bouger, voler, ramper, m'esclaffer.
C'EST SUPER MERCI LA VIE POUR TES SURPRISES.

jeudi 27 septembre 2007

I <3 Impala.




Merci les nocturnes, merci mes amis.
Encore une fois je me suis sauvée la vie grâce à ça.
Chaque douleur que je vis s'amenuise.
Et mes envies disparaissent.
La musique, les mecs, Cath, Cath, Cath.
Love generation.

<3

Et puisque l'aiguille continue d'avancer sur l'horloge, j'ai assez pensé à moi...

mercredi 26 septembre 2007

j'veux du nucléaire.

Aujourd'hui c'est la fête,
je me demande comment je vais pouvoir bousiller ma vie dans la semaine qui vient.
Je suis assez hésitante.On ira pas dire que tous les mecs sont des connards, mais on va déjà le penser très fort, comme ça, + 1 point pour Carole.Je vais me créer un petit baromètre d'enfer, pour voir quand je m'en serai rapprochée le plus près sans mourir. Un défi !
J'pourrai baiser ça c'est clair, mais faudra attendre minimum 4jours parce que là, j'ai mes règles (double fête).
Le tout c'est de le faire sans que cela se voie et surtout sans passer par la case hopital. (Encore un défi, pourvu que les bons chiffres tombent.)
J'aime bien voir les gens heureux autour de moi, gnagnna petit cul gnagnagna les amoureux, ouais vraiment, ça m'aide à mieux gerber le soir dans mon bain.
Envolée la quête du bonheur, ça sert à rien à part se casser la gueule un peu trop fort
Je pourrais sombrer dans l'alcool, ça ne poserait aucun problème puisque ma famille est déjà trop aveuglée par l'éthyle de ma mère. Soit.
L'alcool de toute façon comme échapatoire c'est pas nouveau.
Le mec me répugne mais c'est pas pour autant que je vais devenir lesbienne.
J'peux toujours voir X ou Y pour me prendre des bites dans le cul.
OUI je suis vulgaire, mais putain c'est normal j'ai mal au coeur.
Je ne suis plus amoureuse, enfin quoique l'affirmer serait mentir.
Il faut absolument que je comble le manque de toi pour qu'il s'en aille petit à petit.
Là les réveils sont beaucoup trop nombreux et beaucoup trop douloureux.
C'est dans ces moments de haine que j'aimerais être une vraie fille hystérique, qui court dans la pluie après son amour, qui dort devant sa porte des nuits entières.
Et puis qui l'appercoit, bras dessus bras dessous avec une autre et qui les flingue.
Mais j'ai toujours été assez discrète et reculée pour ne pas sombrer dans de tels travers, merci "je sais pas qui".
Je suis révoltée de voir combien les gens (même ceux qui ont pu vous aimer "à l'infini du monde entier de l'univers fois mille", oui surtout ceux là. ) peuvent être faux et fuyards.
Si loin du malheur des uns, plongé dans leur bonheur évidemment éphémère.(notez que je ne l'espère pas, c'est juré).
je t'aime plus, j'veux rester seul et réfléchir, mon cul aussi il refléchit tiens.
donc je continue avec mes petits projets de destruction massive (quoiqu'on peut doucement commencer en ce qui me concerne à ne plus parler de "massive"...)
Greve de la faim.
assassinat politique.
Overdose utlime.
Coma.
Je me fais la promesse de ne pas me taillader, parce qu'au nom de l'amour (j'éfface ton nom de mon âme) j'ai tenu le coup plus de 5mois. (triple fête on l'a pas dit).J'avoue que cela est TRES tentant. parce que personne ne s'en inquiète pour le moment.

MAIS, je sais pertinament bien que je vais encore ouvrir les yeux dès que le connard (encore un tiens) de chirurgien m'aura planté son anesthésiant entre la peau et l'os et que sur la gueule de ma mère en pleurs il sera écrit en grand "VIE".

Décidément, plus j'y pense et plus je suis bonne à rien (sauf peut-être à tailler des pipes à mes fucking friends mais là encore, c'est peu certain.)

Enfin il parait que quand on se fait larguer, on passe par différents stades dont j'ai oublié les noms, mais 'est toujours bon de le savoir. Comme ca je me dis que je ne suis pas banale, mais normale.
C'que je peux faire aussi, c'est me noyer dans les souvenirs du temps jadis en écoutant du Jean Ferrat, mais là encore c'est pas sur que ça finisse en Happy end.
J'peux m'asseoir dans mon salon, par terre entre le linge qui sèche et le radiateur en attendant que quelqu'un (youhou?) me ramasse, regarder l'horloge et me dire que le temps lui ne s'arrête pas.
j'taperais bien mon poing dans un miroir pour que le sang gicle mais là encore, j'ai peur d'avoir mal (doux paradoxe).
Alors voilà, ma punition pour y avoir cru (encore p'tite putte), pour avoir penser que j'y avais droit aussi à mon bout de bonheur (que je n'aurais pas volé).
Il est douloureux de voir que ma vie est un désastre, que je ne parviens à ne rien faire durer, à ne rien faire réussir, à n'aider personne (et surtout pas moi).
Et que je ne parviens pas à sortir ma tête (vide) hors de l'eau.
J'ai peur du silence, j'ai peur que tout ne soit envolé pour rien, j'ai peur des lames de cutter sur ma table de nuit, qui luisent dans mes larmes.
J'ai peur de mes yeux rougis dans le miroir, j'ai peur de me voir, j'ai peur de la vie qui me bouffe.
J'ai mal de ne plus pouvoir faire semblant, j'ai mal de l'aimer encore malgré tout, j'en ai marre d'encore l'attendre alors qu'il ne reviendra plus.
Je regrette de pleurer à l'école sur les bancs, dans la cour, devant toi Selvie. Mon amie, mon alliée.
Je suis fatiguée mais je continue de courir pour oublier, pour me griller le cerveau, pour m'étouffer sans air.
Je vais mourir.
C'est pas possible autrement.
La solitude parmi les gens j'en ai mon souffle.
Je veux crever.
Doucement, en douleur.
Pourtant (la maso) je continue de chercher où sont mes erreurs.

La serenité, ma serenité, où es tu?

lundi 24 septembre 2007