l’angoisse capitonne mon être
dans une bulle en verre dédoublée en trois
qui s’avale par la langue et se recrache par les yeux
la mort empêche mes œuvres d’exister
et mes paupières de se fermer,
finir par regarder une dernière fois la mer mère
Et tout ce que l’on perd en s’en allant.
[père-sévère]
j’ai couru sur ces routes
qui blessent les pieds et ensanglantent le sol
Des chemins escarpés.
Mon infini, souris-moi.
Pour ceux qui ne sont plus là.
Ceux qui flottent et qui bercent.
Des poupées en veines et des toiles d’araignée.
On verra doucement valsantes, les chairs enfantines.
Et les grisâtres bouilles des vœux morts.
Au combat.
Je me bats et je rame, mais tu m’ouvres toujours le regard.
Cet oasis, avec ses tulipes jaunes et rouges.
Je suis en vitrail, une fille translucide et des gens regardent à l’intérieur.
Tous les jours, leurs deux yeux matent, frappent et battent.
Mon cerveau,
Quelle déconvenue.
Hamlet et ses sœurs, déchirés dans leur sommeil
Passent et ressassent des idées brunes voire noires
Au fin fond du confins de leurs histoires.
Ils sont malades, ce sont des malades.
Disgracieuse piété, tu me ronges les chairs enfantines
Et dans un horizon abyssin
Tu t’éloignes de moi dans la nuit sombre et maussade,
Je te cherchais dans cet univers froid et hospitalier
J’ai cru un jour apercevoir ton dessein en haut d’une falaise de fraises.
Pourtant tu n’es pas venu, et j’ai vaincu
Les salaces hommes, dictateurs éthyliques,
Ils m’ont mangée,
La cervelle et les pieds.
Et c’est froid, glacial, tétaniquement
Inconcevable.
En avançant à pas galants, j’ai regardé autour
Un petit limaçon s’offrait une fringale digne de mon oncle
Et Aristote, cafardeux, retournait de sa voix sanguinaire
Vers sa Grèce antique.
Alors.
D’abord, je dis « souris » et lui aussi.
Après, il vient dans ma lèvre et je lui mens sur mes passions.
Quand soudain, il renifle sur son torse des grains de cafés et des bosses.
Alors j’écris et lui, regarde tout en rond et en saveur.
Bien.
J’éclate vermeille en milles morceaux et lui me farce la tête d’oignons.
Je cuisine bien et lui non plus, il me dispute et je joue de la clarinette.
Sans façons, merci.
Il est bizarre, comme une guitare et moi,
Mal accordée je le déguste comme une tranche d’estomac.
Je prie parfois ces doux regards, comme à une porte, on frappe.
Il y a aussi une rigole, où l’eau découle depuis mon phare.
Comment dire…
Comment rire…
Plus que maintenant.
Il me faudra bientôt et encore, fuir.
Il glisse sur mes cheveux et que mes yeux se ferment en rouge et en orange.
Des étoiles, dis, tu les vois ?
Mon étoile, dis, tu me vois ?
Vivre encore, dans quelque chose qui m’attire et me frôle.
Regarde mes mains et mes visages.
Ils dorment, ils respirent enfin peut être un peu.
Comme des oiseaux
Et des fées
Et des cerfs volants…
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