lundi 8 septembre 2008

boumboum

I'm Walking in the light.Comment faut-il s'introduire dans une société bourrée de pantins articulés par des pseudos causes communes ? Parler des études, parler des amours (ou de l'amour accessoirement), répondre que ça va (dans le vent(re)).Et bien, tout va bien dans la lumière.Si Dieu existe, il a quitté Haiti.Il est bien loin de temps où je fesais n'importe quoi de mon cul, de mon argent et de mon temps. Bien loin le temps des chaussettes déchirées mises au poignets pour dissimuler les cicatrices. J'ai raté mes études de photographie, et celles de Français/morale aussi. Je ne suis guère perséverante mais là n'étaient pas mes aspirations les plus profondes.Ces 5 dernières années ne m'ont inculqué qu'une chose : écrire le mot VIE à côté de PASSION sur ma gueule en grand.Je me souviens à 18 ans, tout le monde rêvait du papier (entendez diplôme) qui aurait ouvert à tous les portes d'un monde unique et plaisant. J'aime me dire que là n'est pas la clé. Il faut savoir que je n'étais pas destinée à vivre. Alors nettoyer les chiottes du mac Do, ça me gênerait pas. A quel âge aurais-je du mourir ? A 3 ans dans la caisse de ma mère attaquée par une hypoglycémie ? A 10 ans dans la piscine communale? A 14 ans chez les amis de mes parents ? Ou de 16 à 22 ans, de ma propore main et angoisse?Cela remet les choses en place, à la bonne place.Je suis donc là, au lendemain des mes 23 ans. Et je choisis mes vêtements comme je choisis ma vie. J'ai choisis de ne pas perdurer dans les méandres scolaires. Mais ne réfutant pas l'avenir intellectuel, je lis et j'écris des livres en suivant des cours du soir en gestion.Parfois, la peur me prend au ventre lorsque je me dis que je ne serai jamais comme vous à qui je ne m'attacherai jamais. Mais au fond, rien ne me semble grave ni perdu d'avance.LE 21 mais 2008, j'ai été transcendée par la lumière. Et je n'y serais jamais arrivée sans Marwen qui à son tour, comme Selvie, comme Cécile, ..., comme Martin et comme Nicolas, m'a sauvé la vie. J'ai du renoncer à une autre vie fragile, que j'ai mise en suspens. Ensemble nous avons fait un pacte au nom des rêves et de l'amour. Et 6 mois après, ma main surchauffe toujours lorsqu'elle se frotte à son cou pour en tirer l'odeur du soleil.Je rêve de l'Amérique du sud et j'en tremble de savoir que je la reverrai dans quelques années. Après, mon amour sera disponible, je ne le cacherai plus, je ne lui mentirai plus. Rien ne sera plus vain. Tout sera liberté. Avoir des enfants avant n'aurait pas de sens, pas plus que de ne pas en avoir après. Puisque tout est lié. Irrémédiablement. J'espère que je vais vivre, et offrir une coupelle de bonheur de mes mains à leur coeur et ils pourront y boire jusqu'au débordement qui heureusement ne viendra jamais. J'espère que je vais vivre désormais. Et que je vais aller au bout de mes rêves, qui ne sont plus fuite mais besoin. Ai-je cru un jour que j'allais rire aux éclats pour de vrai ? Mon pas se fait plus certain dans la vie, je ne me retourne pas même si tout reste là. J'écoute le choeur des enfants d'Afrique et c'est l'Espoir tout entier que je vois sous mes paupières la nuit. Tout ce que j'ai voulu je l'ai gagné à la sueur de mon front. Car dans ce monde, il n'y a que les rêves qui sont gratuits. Alors, rêvons. Et Excaussons.

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