dimanche 6 janvier 2008

avec le tien, comme il bat l'angle

Il y a peu être un jour où l’on renait. Un jour comme celui-ci où les couleurs semblent plus vives. Une ivresse débordante au seuil d’un crépuscule inachevé. Alors le temps s’arrête et l’eau même cesse de couler. Il n’y a qu’une lueur qui n’est pas un tout mais un chemin. Et dans les jardins, on entend les rires des oiseaux se mélangeant aux chants des enfants. Même en hiver, surtout en hiver. Les passants passent, trainassent et trépassent. Ils ne savent pas. Ils ne cherchent pas. Mais il n’y a rien à trouver, et trouver rien, c’est peut-être chercher tout. Alors, on quitte ses passions, on en redécouvre des neuves. On arrondit un peu les angles pour faire comme si… comme s’il ne pleuvait plus sur nos vies, comme si le monde autour s’était rendormi pour une durée illimitée. Je n’ai plus peur, de ce qu’il pourrait arriver de pire. Lorsque j’entre seule dans mon sommeil ou lor.sque les larmes se font amères de colère. Rester inadaptée, les yeux émerveillés. J’ai peur d’aller bien, de sourire en exprès, je dépenser ma confiance partout sans réfléchir.

Je crois encore que le monde va se réveiller demain sans moi.
Et c'est triste.

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