Je suis née en l'an de grâce 1985 à Bruxelles, la Belle. Je ne me souviens plus de rien mis à part de mon gout prononcé pour le pseudo (je ne dors jamais vraiment)pieutage solide (y'avait rien à voir chez moi, une mère malade qui me le perturbait vachement dailleurs, mon sommeil et un père pas là). Je me suis totalement réconciliée avec mes deux frères (ces gros connards qui me molestent sans cesse, quelle bassesse) quand ils ont commencé à comprendre que chez nous c'était l'enfer hypocrite wèwè on s'éclate comme des méga bètes mon cul avec. Je ne peux pas critiquer mon cocon familial car malgré la pourriture ambiante dissimulée, il m'a apporté beaucoup de choses comme par exemple, la dérision (l'auto et le reste)et le sentiment de justice exhacerbé. Et puis, pendant des années j'ai cru que l'amour c'était vrai. De mon père: je tiens l'humour, le goût des voyages, le rouspettage constant, l'amour de la solitude et les yeux tristes quand je ne parle pas. De ma mère, malheureusement, je suppose mon hypersensibilité et cet amour inconditionnel des autres (et j'oublie, la super faculté à mettre mes deux pieds derrière ma tête (super pratique pour ronger ses ongles dans le bain)). J'adore par dessus tout rire avec les autres et pleurer toute seule. J'adore médire aussi. Parfois avec les gens que j'aime je suis un monstre, j'avoue. Je n'ai jamais réussi à garder des amis très longtemps dans ma vie, probablement parce que je suis une connasse. Alors, j'ai foiré pas mal mes études, je continue à foirer pas mal, mais c'est à cause de mon incapacité à gérer mes émotions (bref en gros, c'est ma faute). Je n'aspire qu'à une chose : faire le tour de l'Amérique du sud à pieds. J'aime beaucoup toucher à tout et regarder partout. J'aime bien que l'on me pose des questions sur moi parce que j'aime pas prendre l'initiative de raconter. Putain, 22 lignes : quel égocentrisme. \o/ J'aime bien inventer des nouveaux mots, peut-être qu'un jour je ferais un dictionnaire avec mes néollogismes personnels. Je trouve qu'il n'y a rien de plus flippant que le temps qui passe et ressasse. Dailleurs, j'en ai fait une analyse très poussée et je suis persuadée : que nous ne sommes pas seuls dans l'univers (tadadaaaam). bref, le temps c'est un connard : quand t'es bien ça passe trop vite, quand tu te fais chier il avance pas. J'aime bien les gens qui sont bon public (entendez: ceux qui se marrent quand je parle), je passe vraiment de succulents moments en leur compagnie. J'aime bien aussi les gens qui savent d'un coup qui je suis en vérité. Ca m'rassure. Mais ça arrive pas souvent. Pendant un long moment, j'ai cru que j'étais la réincarnation de Rimbaud, mais en fait,nan. Tout ça pour dire que j'adore la poésie. Surtout Aragon, je suis amoureuse de lui en secret. Au risque de paraitre pour une romantique de merde (une fille quoi), il n'y a pour moi rien de plus fabuleux que (le destin d'Amélie Poulain, ah non merde) qu'un ciel étoilé (avec des vrais étoiles dedans, un pas tout pollué par les lumières du monde artificiel (ouuuuw la hippie)). Il n'y a que face à cette beauté que je me sens minuscule. J'aurais voulu vivre plus loin dans les générations afin de connaitre l'évolution complète de la conquête de l'espace, mais malheureusement, je ne me souviendrais plus de cette vie-ci dans les autres et donc pas de délices. Mais des vices, certes. Pour combler à mon manque horrible à ce niveau, je me suis payée un super telescopemégapuissantquimarchepas quand j'avais 12ans et depuis, il récolte la poussière dans un coin de ma chambre (à côté de ma guitare et de l'aquarium (ouais je ne poursuis pas mes passions)). Après, j'ai plutot gardé mon fric pour aller me murger dans des endroits de débauche. Ca endort plus qu'un ciel étoilé. Pour l'instant, il est 18H08 et je m'ennuie fortement en écoutant "over the rainbow" et alors évidemment, je fais des bruits de voitures avec ma bouche. J'aime bien raconter des histoires aux gens en y ajoutant moults détails hillarants et en mimant, ma collègue trouve dailleurs que "je raconte vachement bien." Je me souviens de l'époque où j'étais au patro (un sombre endroit où on vous apprend à boire si c'est pas déjà inné de base) et où je dansais sur les tables pour que les gens me paient des bières. Ca marchait super bien. Maintenant, j'ai plus 15ans donc si je prend pas une bite dans le cul je peux aller me faire fouttre. Mais c'est pas grave, j'ai trouvé un boulot super exploitant qui me paie presque tous mes écarts à la vie de sainte nitouche. Bref, pour 7 euros de l'heure après 6 ans, ce job de mandaï est le pénis que je me prend tous les samedis (ahah je me plainds c'est super). Tellement jouissif. Au moins ce genre de travail, ça t'aide à faire des études pour pas y passer les quarantes prochaines années. Enfin, maintenant tous les clients même les pas habitués savent qui je suis et ils ont même parfois peur de moi (Ca aussi, c'est jouissif) parce que "j'ai mon petit caractère" (bref, je suis pas ta boniche et ça t'étonne). Il y a un truc que je ne supporte pas (entre autre) c'est parler au téléphone. C'est stressant. Je préfère de loin milles sms langoureux et passionnés qu'un "A l'eau Carole kestufè blablablablabla". Enfin on s'en fout vu que personne ici n'a mon numéro (mis à part quelques petits privilégiés ouwouuuw). Maintenant il est 18H27 et mon frère est en train de se faire overchoquer par ma mère. Tellement que j'entends plus ce superbe morceau de Nancy Sinatra. IL me reste 1947 caractères et je compte bien tout dépenser avant d'aller vaquer à des occupations plus interressantes (dormir, manger, me marrer toussa quoi). Je passe beaucoup de temps à réflechir et j'ai un don : je peux voir le ciel à travers les murs. Sinon, j'aime beaucoup boire du lait mais je préfererais que tu m'offres une maredsous 10 (parce qu'elle maredsous aucun prétexte). Mais là je plaisante bien sur, j'ai un salaire, je peux me payer tous les verres que je veux (adieu ô bites dans le trou). Tout ça pour dire que je n'aime pas être une assistée. Sans pour autant détester la galanterie (bande de goujats). J'aime bien jouer à des jeux comme par exemple (j'adore dire "comme par exemple") : jouer au schizophrène, le cacamou autour de la table du salon, jouer au théatre avec mes frères,... Enfin, tout est mis en place pour pas que je m'ennuie. J'adore faire les choses par défi (tousa pour dire que je suis une putasse d'orgueilleuse) et je déteste mais alors par dessus tout jouer à des jeux de cartes ou de société parce que je déteste perdre. Alors je suis obligée de me mettre quelqu'un dans la poche pour tricher sans scrupule, mais là encore, la victoire reste amère parce que je n'ai pas gagné toute seule (mais je préfère tricher à deux, c'est beaucoup plus marrant). Alors généralement, quand quelqu'un propose de "jouer"(hahaha) je passe pour une rabat joie parce que "j'ai pas envie, j'aime pas." (Alors que maintenant vous n'êtes plus censés ignorer la vérité). J'aime bien quand Vinc" m'appelle "de beste poepekje van onze plug" mais j'aime pas quand toi, tu ne m'appelles pas. J'aime bien quand Selvie et moi on va quelque part en voiture. Et par dessous tout, j'adore mutchatcho mon superchat (Kawazaki peut aller se faire foutre, à cause de lui Awimboé est parti et mon coeur est brisé).
Extrait Fiche parano.
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